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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 08:00

Mon troisième récit pour ce défi des croqueurs de mots  et fin de ce tryptique

 

La lettre

Ma très chère amie,
La nuit est déjà bien avancée, mais il faut que je vous écrive cette lettre, et que je vous narre les évènements de cette journée pendant qu’ils sont encore frais dans ma mémoire.
Le château est calme, presque tous les courtisans et les serviteurs ont regagnés leurs appartements et leurs chambres, puis leurs couches, et les couloirs de Versailles sont silencieux, faisant trêve au bruissement habituel de la cour.
La journée avait très bien commencé, sa majesté la reine avait décidé de la passer dans ses jardins, ceux du petit Trianon, cette réplique charmante d’un château de conte de fées.
Là, entourée de ses amies, de ses dames de compagnie, et de ses servantes préférées, elle peut oublier pour un instant les rigueurs et les obligations de la cour. Se vêtir simplement, et rire des jeux qui la voient en bergère, gardant des moutons au cou enrubanné.
Vous le savez ma très chère, depuis que j’ai eu l’honneur d’être appelée au côté de la reine Marie Antoinette comme dame d’atours, je me réjouis aussi grandement de ces journées ensoleillées et douces.
Tout avait très bien commencé, comme je vous le disais. Le ciel était clément et bleu, bien que nous soyons déjà en octobre. Seuls quelques petits nuages blancs le traversaient, pareils à ses duvets de cygne qui sont à la mode pour la poudre de riz dont nous nous parons le visage.
Sa majesté avait choisi une robe adorable, dessinée par madame Rose Bertin, sa couturière attitrée, avec un chapeau blanc. Ses cheveux, coiffés sans perruque pour l’occasion brillaient comme de l’or sous le beau soleil, et elle riait comme une enfant en plaisantant avec  Madame de la S… Rien ne pouvait nous inquiéter cet après-midi, et même les rumeurs inquiétantes qui s’amplifiaient, venants du pays, ne pouvaient nous atteindre.
Le petit Trianon était un havre de fraîcheur quand il faisait trop chaud, et les jardins embaumaient la rose, inondés de couleurs vives et tendres.
Des agneaux étaient nés, et nous avions joué avec eux pendant un moment, les laissant au calme d’une pelouse, près de leurs mères.
Sa majesté s’est étendue sur une chaise de repos, entourée de ses amies, et les conversations ont fusé, légères, divertissantes, comme les mots d’esprit. L’esprit qui fait le renom de ce siècle. L’on s’est aussi interrogé sur le voyage de monsieur de La Pérouse, dont les nouvelles tardent à arriver, mais il est parti si loin …
Une légère somnolence s’est emparée de nous vers cinq heures, la chaleur s’étant faite vive à ce moment. Imaginez ma très chère, ce mois d’automne, sans un souffle de vent.
Les conversations étaient retombées, et  mes regards se sont portés sur les jardins qui nous entouraient, et là …
Je me suis redressée sur le coussin qui m’avait été donné pour m’asseoir sur l’herbe, ouvrant grand les yeux, peu sûre de ce que je voyais. Surprenant mon mouvement, la reine a fait de même, portant son regard vers un petit bosquet, non loin de nous. Il y avait là deux femmes, les plus étranges qu’il m’ait été donné de voir !
Grandes, brunes, elles semblaient être deux amies, se donnant le bras. Elles étaient vêtues de robes ajustées et d’une longueur fort décentes, mais leurs jupes droites et sombres étaient extravagantes, et de même leurs grands chapeaux, ornés d’une dentelle qui couvrait leurs visages en partie. Quant à leurs corsages ! Des sortes de vestes d’une couleur sombre aussi.
Leur attitude était tout aussi étrange, elles nous fixaient d’un air …ahuri, je ne peux trouver un autre mot pour les décrire.
Sur un signe de la reine, je me suis levée rapidement, et ai fait quelques pas dans leur direction, geste qu’elles ont aussi esquissé, le petit chemin les faisant brièvement passer derrière le bosquet. Et là, ma très chère, vous ne me croirez sans doute pas, pourtant je peux vous jurer sur ce que j’ai de plus précieux que c’est la vérité pure.
Quand j’ai moi-même contourné ces arbustes, je n’y ai trouvé personne ! Nous avons été plusieurs à chercher, mais ces deux femmes sont restées introuvables. Toutes les cachettes possibles ont été explorées sans résultat, et personne ne semble les connaitre.
La reine en a été contrariée pendant plusieurs heures, puis les affaires de la cour l’ont accaparée, et elle a dû diriger ses pensées vers d’autres sujets.
Moi, je continue d’y réfléchir et je doute d’oublier cet incident avant longtemps.
Sur ces mots, jetés sur le papier comme une conversation, je vous laisse mon amie.
Sans doute vous verrai-je bientôt, il me tarde de revenir dans notre douce province et de quitter Paris dont une rumeur sourde s’échappe, qui me pèse et m’effraie.

Votre Françoise
Versailles,  … octobre 1789

 

(plus d'infos sur cette histoire vraie ? ici LINK   )

 

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Published by Hauteclaire - dans les contes
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commentaires

MARIE de Cabardouche. 13/04/2011 20:54



Superbe récit épistolaire, bravo!


La légende donne des frissons...J'ai hâte de retourner à Versailles...



Anne Le Sonneur 05/04/2011 22:18



Et me voilà, cheminant à travers tes mots. Je vogue du psaume à la vision... Mon océan nocturne sera bercé par tes écrits et leurs échos. Douce nuit à toi. Bisous. Anne



Catheau 05/04/2011 09:44



Fascinante, cette mise en abyme des fantômes du Trianon.



Lenaïg Boudig 05/04/2011 08:57



Ma chère Hauteclaire Françoise,


Votre lettre m'a fortement impressionnée. Et qui sait si sa majesté la Reine n'y repense pas elle-même, mais elle ne souhaitera sans doute plus en parler ? Je vous remercie infiniment de m'avoir
fait cadeau de cette aventure troublante et de m'avoir également fait partager un moment ce doux après-midi à la Cour, à moi qui m'en trouve actuellement bien loin, les affaire de mon époux nous
retenant encore dans notre province.


Je me languis déjà de votre prochaine missive et vous baise les mains, amie très chère.


Votre fidèle Lenaïg



Mireille 04/04/2011 19:42



Juste un mot avant de cliquer sur le lien pour en savoir plus... quelle plume ! Je me suis laissé emporter et en lisant "je vous laisse chère amie", je me suis exclamé "Déjà!" Merci pour ce beau
partage. Bonne soirée. Mireille