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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 08:00

Cette quinzaine, c'est Mireille qui est à la barre de la coquille des croqueurs de mots  la communauté de Pascale, et nous a demandé de revisiter un conte ...

 

Il était une fois … ainsi commencent souvent les contes.

 

A votre tour, choisissez un héros (ou une héroïne) parmi les personnages de contes: Petit Chaperon Rouge, Belle au Bois Dormant, Petit Poucet… transposez-le à notre époque, dépoussiérez le contexte, imaginez des rencontres improbables, accommodez l’histoire à votre sauce, faites-nous rire, trembler, frémir...

A vos plumes 

 

 

le défi

 

 

La chaussure en diamants

 

      ‒ Vite, mon Dieu, vite ! Je vais manquer mon service, et cette fois elle ne va pas me rater ! Elle va me mettre à la porte, et après … je ne veux même pas y penser.

Plus vite, le métro, la dernière rame. Je l’entends qui arrive. Les escaliers, plus vite ! Déjà la sonnerie de départ ! Deux secondes, encore deux secondes et j’y suis !

      ‒  Attends ! Ne pars pas comme ça ! Laisse-moi un numéro ! Je t’en prie, attends !

Cendrine s’écroula sur un strapontin. La dernière rame était bondée sur la ligne le samedi. Tout le monde revenait d’un spectacle, ou bien d’une soirée dans une boite de nuit. Les visages étaient souriants, détendus. Elle avait même eu droit à quelques commentaires élogieux sur son sprint pour arriver à monter avant la fermeture des portes. Elle avait fait un vague sourire avant de s’asseoir, et de se recroqueviller sur son petit sac, sans se rendre compte des regards admiratifs.

Elle était arrivée à prendre ce train, c’était tout ce qui l’intéressait pour le moment. Elle n’avait que le temps de passer chez elle se changer, et de se précipiter pour prendre son service dans l’entreprise de nettoyage qui l’employait. Ce travail et son maigre salaire était tout ce qu’elle avait pu trouver, ce qui lui permettait de vivre, ou plutôt de survivre. Mais qu’est-ce qu’il lui avait pris d’aller à cette fête dans ce cabaret ? Qu’est-ce qu’elle pensait y faire ? Elle y avait dépensé un argent chèrement gagné, un prenant seulement un verre. Elle voulait se rappeler du passé ? Elle n’avait fait que s’étourdir en dansant, un instant fugace, trop vite passé, et qui la laissait sans forces, la tête vide, face à ce qui faisait son quotidien désormais.

Il y avait quand même eu un vrai bon moment, celui où ce beau garçon, l’avait invitée à danser. Il n’avait pas le même regard que les autres, un regard de prédateur à l’affut. Il avait parlé gentiment, et semblait s’intéresser à elle d’une façon sincère. Mais qu’aurait-il dit en la voyant dans sa vie de tous les jours ? Tout en lui respirait l’aisance, l’assurance que donne une situation privilégiée. Rien de voyant, ni de tape-à-l’œil, bien au contraire, mais un regard expert savait reconnaître les vêtements, les marques célèbres. Cendrine était bien placée pour le savoir, ce monde elle en faisait partie il y avait peu de temps, cinq ans exactement.

Elle était une très jeune fille, la fille unique d’une bonne famille. Une étudiante sérieuse, qui faisait de bonnes études, et avait sa voie toute tracée dans le métier qu’elle s’était choisi. Elle irait dans un cabinet d’avocats, elle en était sûre, et pourrait ainsi remercier ses parents de la confiance qu’ils avaient placée en elle.
Une voie toute tracée jusqu’à … Un accident de voiture les avait emportés tous deux, une nuit comme celle-ci, étoilée et belle. Son père avait laissé la gestion de sa société à une de ses tantes, qui s’était débrouillée pour mettre la main sur tout ce qui aurait dû lui revenir. Par fierté, et par inexpérience, elle n’avait pas lutté, et la petite somme qu’elle avait obtenue avait très vite fondu. Il n’était plus question d’études, et Cendrine était allée de petits boulots en petits boulots, pour finalement atterrir dans cette entreprise de nettoyage, qui ironie du sort, faisait partie du groupe de son défunt père. Elle faisait avec d’autres le ménage des bureaux, de nuit ou au petit matin, sous les ordres d’une chef d’équipe qui la détestait. Son joli minois, ses yeux bleus faisait d’elle une cible toute désignée à une femme que le groupe entier surnommait « la marâtre ». Une vraie peste, qui avait seulement deux préférées, lesquelles étaient bien vite montées en grade. Toutes trois s’ingéniaient à rendre la vie impossible à la jeune femme, et faisaient leur possible pour la rendre responsable d’une quelconque faute, et la renvoyer.

Cendrine s’accrochait, coute que coute, sinon, elle avait peur de finir à la rue, dans l’anonymat des sans-abris. Tout en ressassant ces tristes pensées, elle montait quatre à quatre les marches de l’immeuble vers son studio. Son studio, pensa-t-elle avec dérision. Une chambre minuscule sous le toit. Elle avait eu un tout petit peu de chance, la propriétaire, une dame assez âgée l’avait prise en pitié, et la lui louait pour une somme presque symbolique, mais il fallait quand même la payer ! Elle avait réussi à la rendre à peu près accueillante, et propre. La vue sur les toits était jolie, et elle passait des heures à la regarder, sans bouger. C’était seulement ce soir qu’elle avait été prise d’une impulsion irrésistible. Elle avait sorti de sa malle en fer, qui lui servait aussi de table, un souvenir des temps anciens. Une robe de soirée haute couture, la seule qu’elle n’avait pas encore vendue. Il faudrait sûrement le faire bientôt, se dit-elle en la repliant soigneusement. Elle avait aussi mis le plus précieux souvenir qu’elle gardait de ses parents, son cadeau d’anniversaire pour ses vingt ans. Elle ne les vendrait jamais !

Cendrine porta les mains à son visage, et fondit en larmes.

 

Olivier restait perplexe devant l’entrée du métro, dont la grille était maintenant fermée. Mais pourquoi était-elle partie comme cela ? On aurait dit qu’elle avait peur, et  d’habitude il ne faisait peur à personne ! Surtout pas aux jeunes femmes. Il n’était pas un séducteur invétéré, loin s’en fallait, mais avait malgré tout un certain succès. Et là, ce soir, dans cette boite chic mais surpeuplée, il était tombé sur cette fille ravissante. Elégante et fine, elle semblait un peu absente, et plus surprenant encore, elle était seule. Des chagrins à oublier ? Il l’avait invitée à danser, et tout de suite, en la tenant dans ses bras, la certitude qu’elle était la femme de sa vie. Mais comment le lui dire, sans qu’elle le prenne pour un fou ?

Il avait réussi à la retenir toute la soirée, mais tout à coup, aux petites heures du matin, elle avait presque pris la fuite, pour se précipiter dans cette station de métro. Une femme comme elle ne devait pas travailler, surtout un dimanche matin. Alors quoi ? Un mari jaloux ? Il allait retourner jusqu’au cabaret, demander si on la connaissait.

C’est alors qu’il remarqua quelque chose qui brillait par terre. Olivier se pencha, et ramassa délicatement un bijou qu’il avait remarqué sur son inconnue. Une boucle d’oreille, représentant une minuscule chaussure au bout d’une chaînette. Ce n’était pas un bijou fantaisie, la petite chaussure était pavée de brillants de belle qualité. Il savait les reconnaître, lui l’héritier de tout un royaume de joaillerie…Il savait ce qu’il devait faire ! La question au gérant du cabaret resta sans réponse, comme il s’y attendait. L’homme eut été heureux de lui faire plaisir, cela se voyait à son air obséquieux, mais il ne la connaissait pas.

Dans la matinée, Olivier, aussi tôt que la politesse le lui permettait un dimanche, rendit visite à un ancien artisan qui avait toujours travaillé pour sa famille. L’homme était très âgé, mais l’esprit restait clair, et les souvenirs étaient intacts. Le vieux monsieur était toujours heureux de le voir, et bien callé au fond de son fauteuil, il se saisit de la loupe à fort grossissement qui était posée sur le guéridon. Les yeux brillèrent derrière les lunettes épaisses :

     ‒ Ce n’est pas moi qui les ai faites, bien que ce soit ancien, mais je reconnais ce travail.

S’ensuivit le nom d’un bijoutier bien connu, qu’Olivier n’eut aucune peine à interroger. Entre collègues, il est normal de se rendre service ! Une pièce aussi particulière était facile à retrouver dans les registres, un cadeau d’anniversaire, et un nom fut rapidement donné au jeune homme, en même temps que la nouvelle de la quasi disparition de la famille, et de ses affaires. Comment retrouver la propriétaire du petit soulier dans ces conditions ?

Il ne restait à Paris qu’une seule entreprise appartenant aux ayants-droit de la famille qui avait acheté le bijou, une très grosse société de nettoyage. Ils sauraient peut-être quelque chose.

Olivier arriva en début d’après-midi, demandant à voir le directeur du personnel. L’homme fut un peu éberlué, mais conciliant fit appeler les chefs d’équipe. La description qu’il donna de sa rencontre de la nuit ne disait rien à personne. Pourtant le regard âpre d’une des chefs le mit mal à l’aise, et plus encore la façon qu’elle eut de pousser vers lui deux jeunes femmes. Blondes aussi, mais bien ordinaires, n’eut été leur expression malveillante.

Il sursauta en entendant le directeur hurler presque dans ses oreilles, vers une silhouette engoncée dans une blouse de travail :

     ‒ Cendrine ! Vous voulez venir voir avant de partir !

 

 

 

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Published by Hauteclaire - dans les contes
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commentaires

Tricôtine 09/04/2012 11:09


maaagnifique !!!! !!! j'en perds mes mots , tu
as retransposé haut la main cendrillon !!! merci pour ce moment hors du temps !!! bizzzoux par là !!

Hauteclaire 10/04/2012 00:54



Merci à toi Pascale


Il est précieux pour une auteure d'avoir des avis de lectrices/teurs ...


Gros bisous du soir



Martine27 07/04/2012 17:26


Très très bien revisité ce conte !

Hauteclaire 07/04/2012 21:00



Merci Martine


C'ets gentil de me le dire


Gros bisous



Magalune 03/04/2012 18:34


Bonsoir


 


ça c'est un conte superbement bienr evisité mais je suis restée sur ma faim moiiiiiiiiiiiii :'( ça se lit d'une traite, de bout en bout et j'attendais les retrouvailles...peut-être l'objet d'une
autre d'histoire...


Merci pour ce délicieux partage

oursonne libre 02/04/2012 21:25


une cendrillon revisité par toi, je prefere la tienne tout compte fait, elle est plus de notre temps


amities

ABC 02/04/2012 21:11


Une Cendrillon d'aujourd'hui, le monde change mais les acteurs ne se ressemblent que trop ! Bravo !