La poésie du jeudi

Publié le par Hauteclaire

Pour la communauté de Pascale, les croqueurs de mots, cette semaine sous la direction de Lyly, qui nous a demandé de parler, et de faire parler nos animaux de compagnie.
Un poème que je trouve infiniment émouvant.
Malheureusement, pas moyen de le trouver traduit en entier,et je ne me sens pas de le faire suffisament  correctement.

Je vous laisse donc le lien vers le texte entier, pour vous anglophones

 

AT GRASS    (Philippe Larkin)

 

.....

Les souvenirs bourdonnent-ils
à leurs oreilles tels des mouches?
Ils agitent la tête. Le crépuscule déborde des ombres.
Eté après été tout s'efface,
les starting-gates, les foules, les cris...
Il ne reste que les prés tranquilles.
Inscrits dans les registres, leurs noms perdurent.
Ils s'en sont délestés et se tiennent paisibles,
ou galopent de ce qui doit être de la joie.
Pas de jumelles pour les voir franchir la ligne,
Pas d'étranges prophéties chronométrées:
Seuls le palefrenier et son fils
Viennent le soir avec des brides

 

CLIC

 

Bonne lecture !

et des bisous

Publié dans les poèmes classiques

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Lenaïg Boudig 21/11/2010 11:04



Coucou Hauteclaire. Je trouve le poème de Philip Larkin très beau, prenant mais ardu ! Le verbe "surfice", j'ai dû aller chercher des explications, par exemple, très bien faites, en anglais.
Alors, pour moi, ta traduction de l'extrait est superbe, car elle met bien dans l'ambiance voulue par le poète. Je vais également m'essayer à une traduction, que je te proposerai, mais ce ne sera
pas tout de suite et je ne promets pas que je ferai aussi bien ; ce qui ne m'empêchera pas de le faire, pour mon plaisir aussi, sur ta lancée ! Amitié, bon dimanche !






Lenaïg Boudig 20/11/2010 13:38



Bonjour Hauteclaire. Je vais bien sûr aller voir, lire et te donner mes impressions, mon interprétation, etc, mais si Tricôtine me fait gentiment l'article, et je l'en remercie (), il faut considérer simplement que j'aime bien l'anglais, que j'aime le lire et même parfois le traduire. Donc je rends
visite à Philip Larkin et j'espère revenir d'ici ce soir. Bises !



Musardises/Parisianne 19/11/2010 09:44



Très beau mais je dirais très triste, je m'immisce dans vos échanges avec Tricôtine ! Le repos après l'ardeur au travail, certes mais je ressens une forme d'abandon tout de même, dès qu'ils ne
brillent plus seuls les palefreniers se déplacent, abandonnés eux-mêmes à leurs souvenirs de gloire partagée avec l'animal ? Mais bon, il m'a fallu plusieurs lectures pour comprendre  my english is getting poor...
Très beau choix Hauteclaire.
Bises
Anne



Hauteclaire 19/11/2010 16:33



Bonjour Anne,


Il se dégage une certaine mélancolie du début, certes ..et un contraste fort, entre les descriptions du champ de courses, et celles de cette campagne dans la brume. Mais la gloire n'est-elle pas
vaine ? "ils s'en sont délestés ..."
Après tout cela le calme n'est-il pas source de joie?


Comme souvent en poésie, sans doute y a t-il plusieurs compréhensions..
Si tu repasses, le débat continue


Bisous Anne



Eglantine 19/11/2010 09:29



j'ai cliqué et demander a google de me donner quelques explications...



Hauteclaire 19/11/2010 16:23



Bonjour Eglantine


quelle est ton impression ? As-tu aimé ?Merci de ta visite !


Bisous



Tricôtine 19/11/2010 01:04



j'ai eu la même impression que toi, il faudra que je le relise, d'après mon souvenir de la première lecture, sur la fin , il n'y a plus que les palfreniers qui viennent les voir! alors qu'ils ont
été adulés pendant les courses, la perception de la déchéance est peut-être différente si l'on est Anglo saxon ou Français ??? moi je l'ai pris comme une retraite bien méritée, une chance quand
on a bossé si dur   ! demande à Lénaïg aussi elle est balaise en Anglais !! bizzoux.... je
déconnecte  je reprends le lien et vais me le coller dans un coin pour le relire !!



Hauteclaire 19/11/2010 16:28



Je lis et relis, et décidemment, je pense au calme retrouvé, après ce qui finit par être vain.


Le premier vers de la dernière strophe, surtout, à mon avis efface la mélancolie du début:


"ils galopent dans ce qui doit être de la joie .."


Je vais suivre ton conseil, et voir Lénaïg. Si tu repasses, les débats continuent !


Bisous