Le voyage : le dernier secret

Publié le par Hauteclaire

 

 

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      Nous devions savoir, à tout prix…

Immédiatement, nous avons compris que nous étions en train de pénétrer dans ce que le complexe souterrain avait de plus secret. L’endroit devait avoir été bien gardé, solidement défendu par des portes blindées, mais là encore, le temps et les soubresauts de la planète avaient eu raison des défenses. Les portes avaient conservé leur épaisseur de métal, et leurs serrures à chiffres, mais elles pendaient sur des gonds tordus, et se faufiler ne présentait aucune difficulté.

C’était beaucoup plus petit, quelques bureaux, à nouveau, et une grande pièce. Une table en fer à cheval, des sièges tout en hauteur, adaptés nous le savions à ce moment, à ces êtres qui nous faisaient penser à de grands insectes, des mantes.

Encore un large écran de contrôle, surplombant la table du côté de l’ouverture du fer ainsi figuré, afin que  tous puissent le voir.

Nous avions remis en marche tout le circuit de lumière du complexe, et la pièce était brillamment éclairée. Eclairé aussi cet écran, et nous nous sommes aperçus qu’il marchait. Imparfait, les images étaient brouillées, et clignotaient, pourtant il était facile de voir ce qu’elles montraient : la terre.

Notre terre, vue par un satellite d’observation, sans doute une des sphères en réduction que ces monstres avaient abandonné derrière eux. Nous pouvions voir les masses atmosphériques brassées en mouvements puissants, si opaques que la surface ne nous apparaissait que par brefs instants. Ce devait être l’hiver nucléaire en bas ! La nuit permanente, une nuit sans étoiles, sans espoir de retour du jour, et un froid polaire. A moins qu’une chaleur infernale ne se soit installée ? Les brèves trouées dans les nuages, laissaient échapper les panaches de nombreux volcans en éruption. La chaleur générée ne devait pas pouvoir se libérer sous une telle couverture nuageuse.

Que restait-il de notre planète ? De nos villes, de nos familles, de ce qui avait été notre vie ?

Des claviers de commande se trouvaient en dessous de l’écran, pas si différents des nôtres. Les hommes de cette petite équipe que nous formions m’ont regardé. J’étais le commandant, je devais essayer.

J’ai appuyé sur des boutons, qui me paraissaient peu importants au début. Nous avons pu voir la terre, sous différents angles, et partout le même spectacle opaque.

Des rangées de touches en dessous de l’écran, la solution devait bien se trouver quelque part ?

Au risque de provoquer un ultime désastre, j’ai continué de presser ces touches, agissant à l’instinct, comme s’il s’agissait de matériel humain, et tout à coup…

 

A la grande exaspération de Zdem, le traducteur, dans son laborieux travail, s’était arrêté à cet endroit, coupant une phrase en deux.

Il lui fallait patienter, pour avoir plus, toujours plus. Il se laissa aller sur le dossier de la chaise, regardant fixement le petit engin, ses pensées dérivant sans but précis. Il ne restait plus beaucoup de temps, avant de redescendre au sol, et reprendre l’exploration là où ils l’avaient laissée. Retourner au cœur de la ville, et descendre dans les souterrains, voir s’il était possible d’en savoir plus sur les derniers moments de cette civilisation.

Les derniers moments ? Rien n’était moins sûr, quelque chose lui disait que ce n’était pas aussi simple, et le journal de bord de Jourdin le prouvait. Après tout, s’il le lisait, c’était bien parce que Jourdin était revenu et l’avait laissé là, dans cette base de Tycho moon. Et ensuite ?

La traduction reprenait, avec un soupir, Zdem se pencha :

 

 

A suivre !

 

Et ce voyage se poursuit pour la communauté de Lénaïg   "feuilleton, histoires à suivre ..."    

Publié dans Le voyage

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jill-bill.over-blog.com 07/05/2012 07:13


Merci Hauteclaire pour ce voyage extraordinaire et son suspense.... Bon lundi à toi, bises de jill

Hauteclaire 08/05/2012 03:26



Merci de le suivre Jill


Il y a encore pas mal d'épisodes, mais la fin reste à écrire !


Gros bisous à toi