Le voyage: le dernier secret 2

Publié le par Hauteclaire

 

Je reconnais que j'ai quelque peu négligé de vous présenter quelques épisodes.

J'espère que vous aimerez continuer ce voyage malgré tout !

 

paysage cosmique planete au loin

 

 

 

La traduction reprenait, avec un soupir, Zdem se pencha :

 

 Tout à coup, j’avais dû faire un enchaînement crucial, car nous avons vu les nuages progressivement arrêter leurs courses folles. Il y eut un moment d’immobilité, puis ils commencèrent de migrer lentement, reprenant les places que notre nature avait décidé pour eux.

J’avais dû réussir à désactiver les commandes des sphères, qui nous l’espérions de toute notre âme, avaient cessé d’agir sur le climat de la terre.

 Cela prendrait des jours, mais s’était en route. Y avait-il encore quelqu’un à sauver ?

Le lieutenant Romain, qui furetait un peu partout, nous a appelés  à ce moment-là. Il avait découvert une pièce attenante, la dernière, l’ultime de ce complexe, cette ville sous la ville.

Elle était petite, plutôt confinée. Les dirigeants de la planète devaient y avoir enfermé ce qu’ils considéraient comme crucial pour eux.

Des rayonnages, à nouveau des plaques incompréhensibles pour nous. Elles étaient sûrement le savoir de la civilisation, mais nous ne pouvions y accéder. Idrasseva était, en plus de ses fonctions de commandement en second, une linguiste hors pair. Peut-être pourrait-elle décrypter ?

Nous avons pris quelques-unes de ces plaques. Ce pouvait être aussi bien des secrets d’armement, que des contrats entre banques, si cela existait ici. Notre attention était déjà ailleurs, vers ce coffre posé sur une table, très en évidence.

Il était en métal épais, destiné de toute évidence à protéger ce qu’il contenait de l’atmosphère extérieure, plus que dans un souci de sécurité, car il n’était pas fermé.

Nous avons soulevé le couvercle avec un sentiment d’urgence, et ce que nous y avons trouvé nous a laissé sans voix pendant un long moment, anéantis par la découverte. Nous savions maintenant,  en partie du moins, la raison de cette attaque insensée. Comment était-ce possible ?

Je l’ai pris dans mes mains, avec un respect presque religieux. Cet objet nous le connaissions tous, bien qu’il soit vieux de cinq cents ans, il avait fait rêver des générations d’étudiants en astronomie. Comment s’était-il retrouvé ici, et comment un message de paix et d’amitié, un des rares de cette époque troublée, déjà lointaine pour nous, avait-il pu susciter cette attaque ?

Je tenais la plaque gravée que la sonde Voyager avait emmenée dans ses flancs, un matin du vingtième siècle de notre planète. Un petit message tout simple, qui nous décrivait, décrivait notre monde, avec un geste de salut. Ainsi, un destinataire improbable saurait qui  nous étions, et surtout, où nous trouver.

Ils avaient su !

Qu’avaient-ils compris de ce message ? Une menace implicite pour eux-mêmes ? Une occasion unique de s’emparer d’une planète saine, quand leur monde s’écroulait ? Nous ne saurions sans doute jamais, il était temps de retourner à notre bord.

J’ai désactivé au passage le tableau de commandes, les petites sphères  ne recevraient plus aucun ordre, en attendant qu’elles soient détruites, si jamais nous arrivions à rentrer. La plaque dans mes mains, sans dire un mot, nous avons refait le chemin en sens inverse, et nous sommes ressortis à l’air libre, laissant avec soulagement la ville derrière nous. Ce n’était qu’une gigantesque tombe, que nous voulions quitter au plus vite. Il faisait toujours jour, un jour qui durait bien plus longtemps que sur terre. Je me souviens avoir regardé les petits insectes qui voletaient autour des fleurs, et m’être dit que de lointains ancêtres d’une espèce similaire avaient régné ici, et avaient provoqué notre perte.

Qu’est ce qui avait provoqué la leur ? Cela resterait un mystère de plus, qui ne nous intéressait pas tant.

Il fallait rentrer.

 

Zdem étouffa un sifflement entre ses lèvres. Ce qu’il venait de lire était primordial dans l’histoire de la terre, c’était évident. Il vérifia que le traducteur avait bien envoyé le texte traduit dans la mémoire des ordinateurs de bord, pour étude ultérieure, avant de l’éteindre, et de se perdre en conjectures.

Qu’était cette plaque gravée dont Jourdin parlait avec tant de respect, presque d’amour ? Et ce Voyager ?

Une sonde d’exploration disait le journal.

Y avait-il une chance, même infime,  de les retrouver ?

 

A suivre !

 

 

Pour la communauté de Lénaïg    " feuilletons, histoires à épisodes et à suivre ..."

 

Publié dans Le voyage

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Nina Padilha 05/06/2012 21:16


J'adore.
La suite !!!

Hauteclaire 06/06/2012 13:17



Merci Nina 


amateure de SF, nous nous rejoignions sur ce point !


Gros bisous



jill-bill 05/06/2012 10:23


Bonjour Geneviève, faut-il aimer l'aventure spatiale pour en faire un roman feuilleton, je ne le pourrais pas !  Merci à toi... je te suis ! Bisous de jill

Hauteclaire 06/06/2012 13:41



Bonjour Jill


et bien il suffit de se lancer, et d'ailleurs habituée de tes écrits, je suis sûre que si ! Tu peux le faire !


Yes you can


Gros bisous