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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:00

Bonjour amies et amis de la coquille des croqueur de mots, la communauté de Pascale

 

Je suis à la barre de notre beau navire pour la quinzaine, avec le défi n° 94 : lien et pour ce jeudi, je vous proposais le thème cinématographique de la femme fatale...

 


 

En réponse à ce thème, je vous livre les lignes, qui dans la nouvelle de Barbey D'Aurevilly  (le bonheur dans le crime )

décrit Hauteclaire  ...

( La scène se passe au jardin des plantes )

 

tout était simple et dandy comme l’entendait Brummell, c’est-à-dire irrémarquable, dans la tenue de cet homme qui n’attirait l’attention que par lui-même, et qui l’aurait confisquée tout entière, s’il n’avait pas eu au bras la femme, qu’en ce moment, il y avait… Cette femme, en effet, prenait encore plus le regard que l’homme qui l’accompagnait, et elle le captivait plus longtemps.Elle était grande comme lui. Sa tête atteignait presque à la sienne. Et, comme elle était aussi tout en noir, elle faisait penser à la grande Isis noire du Musée Egyptien, par l’ampleur de ses formes, la fierté mystérieuse et la force. Chose étrange ! dans le rapprochement de ce beau couple, c’était la femme qui avait les muscles, et l’homme qui avait les nerfs… Je ne la voyais alors que de profil ; mais ; le profil, c’est l’écueil de la beauté ou son attestation la plus éclatante. Jamais, je crois, je n’en avais vu de plus pur et de plus altier. Quant à ses yeux, je n’en pouvais juger, fixés qu’ils étaient sur la panthère, laquelle, sans doute, en recevait une impression magnétique et désagréable, car, immobile déjà, elle sembla s’enfoncer de plus en plus dans cette immobilité rigide, à mesure que la femme, venue pour la voir, la regardait ; et – comme les chats à la lumière qui les éblouit – sans que sa tête bougeât d’une ligne, sans que la fine extrémité de sa moustache, seulement, frémît, la panthère, après avoir clignoté quelque temps, et comme n’en pouvant pas supporter davantage, rentra lentement, sous les coulisses tirées de ses paupières, les deux étoiles vertes de ses regards. Elle se claquemurait.

– Eh ! eh ! panthère contre panthère ! – fit le docteur à mon oreille ; – mais le satin est plus fort que le velours.

Le satin, c’était la femme, qui avait une robe de cette étoffe miroitante – une robe à longue traîne. Et il avait vu juste, le docteur ! Noire, souple, d’articulation aussi puissante, aussi royale d’attitude, – dans son espèce, d’une beauté égale, et d’un charme encore plus inquiétant, – la femme, l’inconnue, était comme une panthère humaine, dressée devant la panthère animale qu’elle éclipsait ; et la bête venait de le sentir, sans doute, quand elle avait fermé les yeux.Mais la femme – si c’en était un – ne se contenta pas de ce triomphe. Elle manqua de générosité. Elle voulut que sa rivale la vît qui l’humiliait, et rouvrît les yeux pour la voir. Aussi, défaisant sans mot dire les douze boutons du gant violet qui moulait son magnifique avant-bras, elle ôta ce gant, et, passant audacieusement sa main entre les barreaux de la cage, elle en fouetta le museau court de la panthère, qui ne fit qu’un mouvement… mais quel mouvement !… et d’un coup de dents, rapide comme l’éclair !… Un cri partit du groupe où nous étions. Nous avions cru le poignet emporté : Ce n’était que le gant. La panthère l’avait englouti. La formidable bête outragée avait rouvert des yeux affreusement dilatés, et ses naseaux froncés vibraient encore…

– Folle ! dit l’homme, en saisissant ce beau poignet, qui venait d’échapper à la plus coupante des morsures.

Vous savez comme parfois on dit : « Folle !… » Il le dit ainsi ; et il le baisa, ce poignet, avec emportement.

Et, comme il était de notre côté, elle se retourna de trois quarts pour le regarder baisant son poignet nu, et je vis ses yeux, à elle… ces yeux qui fascinaient des tigres, et qui étaient à présent fascinés par un homme ; ses yeux, deux larges diamants noirs, taillés pour toutes les fiertés de la vie, et qui n’exprimaient plus en le regardant que toutes les adorations. De l’amour !

Ces yeux-là étaient et disaient tout un poème. L’homme n’avait pas lâché le bras, qui avait dû sentir l’haleine fiévreuse de la panthère, et, le tenant replié sur son cœur, il entraîna la femme dans la grande allée du jardin, indifférent aux murmures et aux exclamations du groupe populaire, – encore ému du danger que l’imprudente venait de courir, – et qu’il retraversa tranquillement. Ils passèrent auprès de nous, le docteur et moi, mais leurs visages tournés l’un vers l’autre, se serrant flanc contre flanc, comme s’ils avaient voulu se pénétrer, entrer, lui dans elle, elle dans lui, et ne faire qu’un seul corps à eux deux, en ne regardant rien qu’eux-mêmes. C’étaient, aurait-on cru à les voir ainsi passer, des créatures supérieures, qui n’apercevaient pas même à leurs orteils la terre sur laquelle ils marchaient, et qui traversaient le monde dans leur nuage, comme, dans Homère, les Immortels !

 

 

Toute ressemblance etc ...

 

waterhouse186.jpg

 

 

Tableau de Waterhouse

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Published by Hauteclaire - dans les poèmes classiques
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commentaires

séverine 20/01/2013 09:21


bonjour Cyril j'ai vu que tu aimais Mallarmé alors voilà "Hérodiade" la scène du miroir


http://www.youtube.com/watch?v=3TbQORU90pw


le metteur en scène s'appelle Louis Latourre et il aime aussi les oiseaux :)))

http://www.youtube.com/watch?v=-9ryoq3vVQM


 

enriqueta 18/01/2013 19:10


J'espère que tu viendras bientôt laisser un commentaire sur ma participation. Bon courage pour ton défi!

Suzâme 17/01/2013 20:05


Ah Hauteclaire! Je succombe à cet extrait de vraie littérature... Quel portrait de femme et de couple! Je n'ai encore jamais lu cet auteur dont j'ai beaucoup entendu parler et en bien. Quel
style! Merci pour ce partage. Et à bientôt. Bisous. Suzâme 

flipperine 17/01/2013 18:17


un beau tableau

josette 17/01/2013 18:00


un auteur que j'apprécie... je me souviens d'avoir particulièrement aimé l'Encorcellée" !


bonne idée  Geneviève