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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 13:21

 

Bonjour les aminautes !

C'est le jour de la musique pour la communauté de Véro  "musique à coeur ...ouvert"

 

Donc il faut absolument que je vous parle du concert que je suis allée entendre ce lundi.

Comme toujours spécialiste du "dernier moment" je regarde les programmes des salles parisiennes, et je tombe sur ceci au théâtre des Champs Elysées.

 

  • Vitold Lutoslawski
  • Maurice Ravel
  • Igor Stravinsky
  • Philarmonia orchestra
  • Esa Pekka Salonen à la direction

Il était déjà 18h, et le concert était prévu à 20h . Je fais donc ni ne ni deux, je fonce dans le métro, et j'arrive au théâtre et à la billeterie. Là, pas un chat, et très tranquillement je demande ce qui reste. Je me décide pour une place à 30 euros, à l'étage corbeillle, strapontin. La vue ne va pas être au top, mais nous sommes surtout là pour entendre, pas vrai !

Le temps de repasser chez moi, pour me changer et de retour au théâtre, j'en profite pour admirer à nouveau (et toujours) les reliefs de Bourdelle et le plafond de Maurice Denis .

 

De musée Bourdelle de Paris

 

 

Je prends possession de mon strapontin... qui fait un peu fauteuil à bascule, mais plutôt confortable. Je vois quand même assez bien la scène, et je ne suis pas loin, donc, tout va bien.

Le concert commençait avec une oeuvre de Lutoslawski : marche funèbre pour orchestre à cordes, en hommage à Bartok. Très belle pièce, sombre et prenante, dont les accents évoquaient fortement le grand compositieur hongrois. Moi qui en suis plus que "fan" (de Bartok) je ne pouvait qu'aimer  !

 

 


 

Ensuite nous attaquoins le "vif du sujet" à savoir le concerto en sol de Ravel, joué par, excusez de peu, Hélène Grimaud ...

Et bien, je vais vous dire, je n'ai pas regretté mes 30 euros !

Silhouette mince, tunique parme satinée et large pantalon noir, l'artiste nous sourit, salue et s'installe. Tout de suite le choc d'une pièce archi connue, mais que l'on redécouvre jouée ainsi . Un déluge de notes mené à un train d'enfer, sans pour autant perdre la moindre musicalité, le romantisme du deuxième mouvement.
Un vrai pur bonheur, qui fut salué par un bon 1/4 d'h d'applaudissements et un bis offert par la pianiste dans une courte pièce, que hélas je ne connaissais pas ...

 

 


 

Cela avait déjà "chauffé" très fort, mais après l'entracte (retour sur les fresques murales) restait la pièce maîtresse !

Vous l'avez peut-être entendu, ce mois de mai était à la fois le centenaire du théâtre et celui DU spectacle : le sacre du printemps de Stravinsky bien sûr ...

Je ne vais pas revenir sur cette soirée comme personne n'a revu depuis, il y a de nombreux liens pour en parler. De nombreux sacres se sont succédés au théâtre, en ballets comme en concerts. Vous avez peut-être vu la retransmission sur arte de la soirée avec le ballet original de Nijinsky et une création , le tout dirigé par Valeri Guerguiev, suivi par un très intéressant documentaire sur l'année 1913 .

Le public retient son souffle, le chef lève sa baguette ...

Nous avons été littéralement plaqués sur nos fauteuils par la déferlante musicale de ce sacre chauffé à blanc ! 

Percussions, cuivres, cordes tous ont donné le maximum d'eux même pour faire revivre cette légende et pour ma part, j'ai profondément ressenti cette musique de la terre et de sa puissance ... Je n'avais pas entendu quelque chose comme cela depuis longtemps !

Ce soir là, les esprits de Stravinsky, de Nijinsky et de Diaghilev étaient présents dans la salle, j'en suis sûre ... et ils souriaient ...

 

 


 

 

J'espère vous avoir donné envie d'écouter !

 

Et puis encore une petite chose. La sonde voyager a emmené en 1976 un disque de métal recouvert d'or je crois, où se trouve des musiques de Bach, de Mozart ... et le sacre du printemps ... Le voyage continue !

 

PS pensez à arrêter les zosiaux sur la gauche

 

Gros bisous

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 07:00

 

Nous sommes le premier du mois, et comme tel, nous sommes chez Patricia pour le papotage. Nous sommes installées dans son salon, oou peut-être pourrons-nous sortir dans le jardin, profiter de la nature en prenant un thé, un jus de fruits, qui sait ?
C'est le moment de la convivialité et du bavardage sans contraintes.

 

 

Concert à la salle Pleyel

C’était trop beau, il faut que j’en parle !

Après en avoir entendu l’annonce à la radio,  et ne travaillant pas le 25, je me suis décidée à prendre la direction de la salle Pleyel pour un concert. Premier coup de chance, je me retrouve seule à la billeterie, le temps d’enlever une place au ras de la scène (j’adore être dans les jupes du chef d’orchestre)
La place est tout à fait en bout de rang, côté jardin, mais tant pis, on verra le moment venu, et le principal est de rentrer.

Le programme ? Les valses nobles et sentimentales de Ravel, le concerto pour violon et orchestre de Sibelius et la troisième symphonie de Brahms.
Une fois devant l’entrée, je me dis que j’ai bien fait de venir en début d’après-midi, car il y en aura beaucoup qui resteront dehors ! De plus, il vaut mieux être à l’intérieur, car dans la rue il fait chaud, très chaud en cette soirée du 25 avril. Trop chaud pour mon goût et celui de beaucoup de monde.

Je me pose à mon bout de rang, avec sous les yeux les sièges des violons. La salle bruisse doucement au rythme des spectateurs qui s’installent. J’ai très vite deux voisins, qui murmurent doucement dans leurs portables, histoires de récupérer les amis dispersés dans la salle. Ouf, il y a une bonne ventilation, on respire !

La lumière baisse, les musiciens sont en place pour Ravel, c’est le moment de la « migration ». Nous sommes plusieurs à nous déplacer vers d’autres sièges nettement plus attractifs restés libres. En l’occurrence, juste au milieu du rang central ! D’ailleurs pour les artistes il est plus agréable de voir ces places occupées.

L’orchestre de Paris est sous la direction de Paavo Jarvi, son chef attitré. Silhouette mince, profil qui n’est pas sans rappeler celui de Bruce Willis, crâne rasé avec juste un millimètre de blond. Il salue, et sans perdre de temps il lève les mains et attaque. Quand je dis attaque, c’est le mot !
Il dirige à la façon de Bernstein (avec lequel il a d’ailleurs étudié) C’est dire qu’il s’engage, il danse avec les instruments, et lance son orchestre « à fond ». Il me semble qu’il n’est pas un chef à nuances, mais plutôt en énergie et couleurs. Les valses flamboient, tonnent, éclatent. Tout Ravel en ors et rouges. L’orchestre de Paris à son meilleur, et le plancher, comme les sièges tremblent sous ce torrent de notes. (extrait de répétition d'orchestre ) 

 

 



 

 

Un premier très beau succès pour cette soirée d’exception, mais le meilleurs restait à venir.
Mon principal intérêt dans cette soirée était le concerto de Sibelius, ou plutôt son interprète, que j’avais découvert il y a peu dans une émission de la chaine Mezzo. J’avais été impressionnée par Léonidas Kavakos et son art au violon dans une pièce de Chostakovitch, donc je voulais vérifier cette première impression.
L’artiste entre en scène, grand mince, tout en noir, comme de rigueur pour les messieurs, le veston de l’orchestre remplacé par une plus commode tunique à impression de motifs chinoisants. Cheveux ébène, mi- longs bien lissés, et petites lunettes rectangulaires, il a l’air presque surpris d’être applaudi à son entrée.
Il place son violon, se concentre un instant, suivi attentivement par Jarvi, qui là, est à son écoute, le soliste a pris le pas sur l’orchestre.
L’archet se lève et la musique commence.
Nous étions partis pour 40 minutes de pur bonheur musical, en virtuosité pure, comme en nuances, en musicalité.
Une véritable performance pour le violoniste que n’a que peu de moments de répit dans cette pièce en trois mouvements extrêmement dense. De la joie, de la tristesse de la gravité, tout y est rassemblé pour magnifier la technique magnifique de l’interprète, comme son sens d’une telle musique.
Quelques secondes de silence et de reprise de souffle et tout de suite les acclamations !
Kavakos est revenu plusieurs fois saluer, souriant, avec toujours son air modeste et surpris d’un aussi grand succès.
Comme nous, le public, nous ne voulions pas le laisser partir comme cela, Léonidas Kavakos nous a offert en bis une pièce de Bach, qu’il a jouée seul, dans un silence impressionnant autant que rare. Ce furent des minutes de finesse, de délicatesse, de méditation. Une musique presque tenue par instant, succédant au foisonnement de la composition de Sibelius. Une autre facette de cet artiste étonnant.
Une petite précision pour finir. Dès les premières notes, la sonorité de son instrument surprend, interpelle. Ce n’est pas le violon que l’on entend couramment, même au plus haut niveau. Vérification fait dans le programme, c’est bien cela, un Stradivarius de 1724 dit « abergavenny ».

Brahms terminait le programme, exécuté magistralement par un orchestre galvanisé. Un romantisme exacerbé, du lyrisme et de l’héroïsme pourrait définir cette symphonie célébrissime. D’ailleurs, j’en suis sûre, vous connaissez au moins un de ses mouvements. (en bas en vidéo, vous allez recconnaitre )
A nouveau de longues minutes d’applaudissements ont succédés à l’œuvre, et Paavo Jarvi, non moins généreux nous a donné en cadeau de fin de concert la valse triste, célèbre morceau entendu régulièrement sur les ondes.

Un concert qu’il fallait entendre ! Des musiques que l’on connait par cœur (ou presque) et que nous avons redécouvertes avec plus que de la joie.
 Et si vous en avez l’occasion, allez écouter Léonidas Kavakos, en « vrai » à la télé, ou sur le net, vous serez transportés.

 

Je vous laisse écouter ... (sans oublier d'arrêter les zosiaux sur la gauche)

 



 

 


et n'hésitez pas à continuer sur youtube !

 

 

 



 

Bien sûr, pour la communauté de Véro, musique à coeur... ouvert

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 13:09

Bonjour les amies et amis de la musique à coeur ...ouvert la communauté de Véro

 

Je suis là encore prodigieusement en retard, et Mimi   présidente de la semaine, sur le thème des Oiseaux j'espère que tu me prendras encore dans tes écoutes.

Donc, pour illustrer ce thème, j'ai pensé à un extrait de ce catalogue des oiseaux de Messian :

 

 


 

 

Une très belle et étonnante façon de les entendre .

 

Bonne écoute !

Bisous

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 07:15

Bonjour les aminautes ! 

Je sais que ce n''est pas le jour de parution pour la communauté de Véro  "musiques à coeur ... ouvert "

 

mais j'avais envie de vous faire partager ceci, que j'ai découvert il y a très peu (merci Mezzo ) ...

Malheureusement je n'ai pu trouver la version de Boris Berezovski , jouée à la grange de Meslay , un moment "du tonnerre"

Cela dit, ce petit jeune homme ne se débrouille pas si mal ...

(et si ensuite vous ne tapez pas plus vite sur votre ordi, alors, je re-avale mon chapeau virtuel )

 

Boogie woogie étude de Morton Gould

 

 


 

 

 

Bonne écoute  !

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 07:15

Bonjour à vous, amies et amis de la musique à coeur ...ouvert  la communauté de Vero

 

Ce mercredi la présidente est Claudine/Canelle  qui veut que nous parlions fleurs

 

Alors, bien sûr, la première chose qui m'est venue en tête ... c'est  tellement beau ... le lai du chevrefeuille

 

 


 

 

 

et si vous en avez envie, une tout autre version musicale de ce lai , non moins prenante

 

 


 

et ici le texte traduit de Marie de France : lien

 

Bonne écoute !

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 07:15

Bonjour les amies et amis de la musique ... à coeur ouvert, la communauté de Vero

 

Cette semaine nous avons quartier libre, puisque le thème des fleurs est proposé pour la semaine prochaine par Claudine

 

Vous voulez un petit, et même un bon coup de fouet pour démarrer la journée ? Moi, j'ai eu le choc en entendant cela sur Mezzo il y a peu ! Un compositeur que je connais à peine, hormis son nom et c'est sûrement un grand tort !

 

Donc, de Nielsen, cette pièce extraite de son Aladdin

 

 

 


 

 

 

Bonne écoute ! et si vous arrivez à tenir en place, je mange mon chapeau ( imaginaire )

 

Bises

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 14:27

Bonjour aux amies et amis de la musique à coeur ... ouvert la communauté de Véro

 

La semaine dernière, m'étant trompé de date, je vous avais parlé du thème de Françoise  qui désirait contester en musique.

Je vous avais donc proposé une chanson de carmina burana, musique hautement subversive :  lien

 

Aujourd'hui est la bonne date, et j'avais envie de vous faire partager une découverte très récente pour moi.

Il s'agit de l'opéra de Chostakovitch   "lady Macbeth de Mtsensk" .

 

Pour être tout à fait honnête, je n'ai eu l'occasion d'entendre (chaine mezzo) que deux scènes de cet opéra baroque et ténébreux, qui m'ont grandement impressionnée.

Il n'y a qu'un lointain rapport avec l'oeuvre de Shakespeare, et fut retiré de l'affiche après 80 représentations sur ordre de Staline.Sur l'argument je vous laisse le soin de lire les liens.

J'en viens au propos de la contestation. Chostakovitch, très en vue dans le monde musical de l'Urss d'alors ne pouvait se permettre le moindre écart, et faisait donc passer en musique les critiques qu'il voulait formuler.

Dans cet opéra, il s'agit de l'ennui de la vie sous le régime, et de tout l'arsenal répressif mis en oeuvre ... entre autre.

 

Au-dela de tout cela reste une musique absolument extraordinaire. Je vous propose trois extraits " interlude" qui j'espère vous plairont. Pour en savoir davantage, tout l'opéra est visible sur youtube

 

(n'oubliez pas d'arrêter les zosiaux sur la gauche)

 

 


 

 


 

 

 

 


 

 

 

Bonne écoute !

et si vous le connaissez en entier, donnez-moi vos impressions

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 12:43

Bonjour amies et amis de la musique à coeur ouvert   la communauté de Véro

 

Cette semaine c'est Françoise qui est présidente, et qui veut nous entendre contester !

 

La contestation ne date évidement pas d'hier, et j'aimerais vous faire (peut-être) découvrir une de mes musiques préférées, celle des carmina burana.

Pas Carl Orff ( j'aime aussi beaucoup ) mais cette tradition qui vit le jour durant les 12 em et 13em siècles. Il s'agit de messes parodiques, le "peuple" ayant pendant quelques jours dans l'année, le droit d'investir les églises, pouvoir tout puissant de l'époque, et d'y faire à peu près n'importe quoi.

Il y a ainsi des messes des fous, des joueurs, des buveurs etc ...

 

Ecoutez l'énergie qui se dégage de cette musique ! Enregistrement du Clemencic consort, avec en voix centrale le génial René Zosso

 

 


 

 

 

Bonne écoute !

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 18:11

Bonjour à vous, amies et amis de la musique à coeur ...ouvert la communauté de Véro

 

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Ce mercredi, la présidente est Vivi qui nous a demandé de nous rappeler des musiques apprises à l'école.

Alors, soyons clairs, à mon grand regret, je chante ... comme une casserole rayée ! Moi qui aime la musique et qui aurait tellement aimé chanter !

Il en résulte que mes voisines de classe m'ont fermement dit de me taire en cours de chant, et que comme dans la masse je suis passée inapperçue, et bien je me suis tu.

Donc, en fait, je n'ai absolument aucun souvenir ! Sauf, celui très vague d'un "frêre Jacques" en canon (intéressant exercice)

Ce qui m'amène à cette adaptation qu'en a fait Gustav Mahler dans sa symphonie n°1 "Titan" qui avait été le thème d'un échange entre moi, la Marmotte  et Pyrausta . A l'époque cela se tenait par là : lien

Et finalement, c'est Jacqueline qui a donné le mot final à cette discussion : lien

 

Maintenant, place à la musique :

 

 

 


 

 

 

Et si vous voulez en savoir plus sur ce troisième mouvement en particulier, inspiré par une image connue, c'est par là :lien qu'il faut regarder !

 

Bonne écoute

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 07:30


 

 

 

entrée libre22

 

 

Souvenirs de répétitions

 

Aujourd’hui, nous sommes le premier, et comme tous les premiers, nous avons rendez-vous chez Patricia pour une séance de papotage. Les souvenirs tout frais de fête sont encore dans les esprits. J’en vois qui ont sommeil après une nuit un peu agitée, mais tout le monde est là, autour de notre hôtesse.

J’en profite pour vous souhaiter une très belle année, espérant qu’elle a bien commencé. Et un toast tout spécial pour toi Patricia, qui nous permet de nous retrouver ainsi, en toute amitié et complicité pour un moment si convivial.

Alors, de quoi allons-nous parler ? J’y ai pensé ces jours-ci, j’ai bien envie de vous raconter quelques souvenirs musicaux. Des souvenirs de répétitions auxquelles j’ai assisté, pour être plus précise. Et croyez-moi, ce n’était pas triste !

Le tout premier remonte à …ouh, ça fait longtemps ! A cette époque, j’étais apprentie danseuse, et je prenais des cours salle Pleyel. Si vous ne connaissez pas, c’est non seulement une salle de spectacles, mais aussi un ensemble de studios de danse, où l’on peut répéter.

Donc, je prenais mon cours, et là, entre deux exercices, rythmés par le piano, une voix se fait entendre, amenée par l’escalier en colimaçon. Je dresse l’oreille, la voix est pour le moins connue et reconnaissable. La musique ? Du Wagner, Tristan et Isolde pour tout dire. Ni une ni deux, j’abandonne discrètement le cours, pour aller me poster dans l’escalier qui passait juste derrière la salle de concerts. C’est comme cela que j’ai pu entendre Birgit Nilsson répéter, moment inoubliable.

Souvenir aussi de cette répétition de l’opéra de Berg, Lulu, à laquelle  Pierre Boulez himself m’avait donné l’autorisation d’assister.

Cela se tenait à l’opéra Garnier, qui est un vrai labyrinthe, si on ne connait pas. Une fois là, et entrée, euh … où faut-il aller ? La solution est venue d’un des chanteurs, un très gentil monsieur, basse de son état et rôle secondaire de la production qui y allait aussi. Il m’a pilotée, disant à un planton de rencontre : « maître Boulez a donné son accord » (oui, on dit maître) Comment vous décrire ? Ce chanteur donnait l’impression de parler en son dolby stéréo ! Je n’ai jamais réentendu une voix parlée comme cela, aussi profonde et avec autant de résonnance.

Souvenir de la fois où je me suis faufilée dans une répétition à la maison de la radio, des « noces » de Stavinsky, dirigée par Boulez (toujours lui, le meilleur des chefs selon moi)

Les noces, œuvre majeure est une pièce étincelante, avec orchestre, chœur, soliste et quatre pianos. Ca doit claquer, éclater et « chauffer ».

Et bien croyez-moi, ça chauffait ! Nous étions en été et la salle, plutôt confinée comme souvent, était une sorte d’étuve. Tout le monde sur scène en polo ou bras de chemise à s’éponger entre deux mouvements. Entre deux mouvements aussi, ou pendant, un orchestre qui chaleur aidant, était plutôt …dissipé. Autrement dit, discussions, rires et fantaisies, pendant que Boulez parlait. Je ne sais comment sont les jeunes maintenant, mais dans les années quatre-vingt-dix, les orchestres français étaient assez facilement euh …indisciplinés. Et face à eux, si l’orage éclatait, les chefs n’avaient pas le dessus !

Côte chœur et solistes, ça allait. Les pianistes (je ne me rappelle plus qui ils étaient, des pointures il me semble) ne bougeaient pas, mais les premiers violons, avec à leur tête Régis Pasquier, c’était autre chose. Les noces donnaient à ce moment l’impression d’une sorte de pagaille, menée par un chef détrempé, lequel a fini par s’énerver :

Vous ne pouvez pas vous taire, c’est insupportable etc …

Il a eu le silence, oh … cinq minutes, et c’est reparti de plus belle.

Le soir venu, et avec lui l’heure du concert, la température n’avait pas baissé, mais le miracle était là. Un orchestre qui se donne à deux cents pour cent et des noces flamboyantes. C’est ce qui fait la force de nos musiciens, j’en ai encore eu la preuve il y a peu avec un château de Barbe bleue d’anthologie à Pleyel.

D’autres images ? Celle de Marc Soustrot, dans la quatrième symphonie de Tchaikowsky , négligemment appuyé sur la barre de protection du pupitre, dirigeant la répétition d’une main, voire d’un doigt, face à un orchestre de Paris survolté, noyant la salle à peu près vide, de flots de musique au romantisme exacerbé. A peu près vide, mais pas tout à fait, car à cette époque, on pouvait facilement entrer, si on était assez discret, et Soustrot n’avait pas l’air d’être contre (depuis hélas, il y a des grilles)

Cet après-midi-là, dans cette salle, nous étions tous russes !

Et en parlant de russes, ce souvenir qui n’est pas le mien, mais un de ceux de Arthur Rubinstein (j’adore cette histoire)

Tout jeune, il se rend dans une salle à Moscou je crois, pour une quelconque audition. Une répétition est en cours, il s’agit d’un des concerti pour piano et orchestre de Prokoviev. Et là, il voit sur scène, devant l’orchestre au grand complet, une sorte de fou furieux, torse nu au piano, qui hurle au chef tout en jouant :

Ne vous occupez pas de moi, occupez-vous des tempi !

Renseignements pris, le fou furieux était Prokoviev lui-même.

Voilà, quelques instantanés, mais je parle, je parle. C’est à vous maintenant !

Je vous laisse quand même quelques morceaux, si vous avez envie d’entendre (sans oublier d’arrêter les zosiaux à gauche)

Bises ! moi je vous retrouve demain.

 

 


 

 

 


 

 


 

 


 


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