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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 13:52

Bonjour les amies et amis de la poésie.

Nous sommes jeudi, jour du poème pour la communauté de Pascale les croqueurs de mots.

 

Depuis quelques temps, la ratp a la bonne idée de publier des poèmes ou extraits de textes dans les rames et sur les quais du métro, ce qui donne lieu à de bien beaux moments de lecture.

Ce poème m'a tout particulièrement frappée, d'une poétessse dont j'ignorais tout à fait le nom (honteuse que je suis)

J'aime à le partager, j'espère que vous l'aimerez aussi ...

 

 

De ma vie je n’ai jamais vu
Plus beau visage que sa voix
Ses yeux portent l’âme des eaux
Blessées à mort depuis des siècles
Par le silence des grands bois
Son front descend de la lumière
Comme l’Égypte du mystère
Et sa bouche a juste le poids
Le poids terrible du bonheur
Que pouvait supporter mon cœur.


Angèle Vannier Extrait, Poèmes choisis 1947-1978, Rougerie, 1990

 

 

tadema6.jpg

 

 

Tableau de sir Alma Thadema

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 08:00

Bonjour aux vaillants matelots de la coquille des croqueurs de mots  la communauté de Pascale  

 

Capitaine par intérim de cette quinzaine, je vous ai proposé le héros comme thème de ce jeudi en poésie

 

 

Après la bataille

 

                                Victor Hugo

 

 

Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d'une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit.
C'était un Espagnol de l'armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu'à moitié.
Et qui disait: " A boire! à boire par pitié ! "
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit: "Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. "
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l'homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu'il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant: "Caramba! "
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
" Donne-lui tout de même à boire ", dit mon père.

 

 

gericault01.jpg

 

 

 

Tableau de Géricault

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:00

Bonjour amies et amis de la coquille des croqueur de mots, la communauté de Pascale

 

Je suis à la barre de notre beau navire pour la quinzaine, avec le défi n° 94 : lien et pour ce jeudi, je vous proposais le thème cinématographique de la femme fatale...

 


 

En réponse à ce thème, je vous livre les lignes, qui dans la nouvelle de Barbey D'Aurevilly  (le bonheur dans le crime )

décrit Hauteclaire  ...

( La scène se passe au jardin des plantes )

 

tout était simple et dandy comme l’entendait Brummell, c’est-à-dire irrémarquable, dans la tenue de cet homme qui n’attirait l’attention que par lui-même, et qui l’aurait confisquée tout entière, s’il n’avait pas eu au bras la femme, qu’en ce moment, il y avait… Cette femme, en effet, prenait encore plus le regard que l’homme qui l’accompagnait, et elle le captivait plus longtemps.Elle était grande comme lui. Sa tête atteignait presque à la sienne. Et, comme elle était aussi tout en noir, elle faisait penser à la grande Isis noire du Musée Egyptien, par l’ampleur de ses formes, la fierté mystérieuse et la force. Chose étrange ! dans le rapprochement de ce beau couple, c’était la femme qui avait les muscles, et l’homme qui avait les nerfs… Je ne la voyais alors que de profil ; mais ; le profil, c’est l’écueil de la beauté ou son attestation la plus éclatante. Jamais, je crois, je n’en avais vu de plus pur et de plus altier. Quant à ses yeux, je n’en pouvais juger, fixés qu’ils étaient sur la panthère, laquelle, sans doute, en recevait une impression magnétique et désagréable, car, immobile déjà, elle sembla s’enfoncer de plus en plus dans cette immobilité rigide, à mesure que la femme, venue pour la voir, la regardait ; et – comme les chats à la lumière qui les éblouit – sans que sa tête bougeât d’une ligne, sans que la fine extrémité de sa moustache, seulement, frémît, la panthère, après avoir clignoté quelque temps, et comme n’en pouvant pas supporter davantage, rentra lentement, sous les coulisses tirées de ses paupières, les deux étoiles vertes de ses regards. Elle se claquemurait.

– Eh ! eh ! panthère contre panthère ! – fit le docteur à mon oreille ; – mais le satin est plus fort que le velours.

Le satin, c’était la femme, qui avait une robe de cette étoffe miroitante – une robe à longue traîne. Et il avait vu juste, le docteur ! Noire, souple, d’articulation aussi puissante, aussi royale d’attitude, – dans son espèce, d’une beauté égale, et d’un charme encore plus inquiétant, – la femme, l’inconnue, était comme une panthère humaine, dressée devant la panthère animale qu’elle éclipsait ; et la bête venait de le sentir, sans doute, quand elle avait fermé les yeux.Mais la femme – si c’en était un – ne se contenta pas de ce triomphe. Elle manqua de générosité. Elle voulut que sa rivale la vît qui l’humiliait, et rouvrît les yeux pour la voir. Aussi, défaisant sans mot dire les douze boutons du gant violet qui moulait son magnifique avant-bras, elle ôta ce gant, et, passant audacieusement sa main entre les barreaux de la cage, elle en fouetta le museau court de la panthère, qui ne fit qu’un mouvement… mais quel mouvement !… et d’un coup de dents, rapide comme l’éclair !… Un cri partit du groupe où nous étions. Nous avions cru le poignet emporté : Ce n’était que le gant. La panthère l’avait englouti. La formidable bête outragée avait rouvert des yeux affreusement dilatés, et ses naseaux froncés vibraient encore…

– Folle ! dit l’homme, en saisissant ce beau poignet, qui venait d’échapper à la plus coupante des morsures.

Vous savez comme parfois on dit : « Folle !… » Il le dit ainsi ; et il le baisa, ce poignet, avec emportement.

Et, comme il était de notre côté, elle se retourna de trois quarts pour le regarder baisant son poignet nu, et je vis ses yeux, à elle… ces yeux qui fascinaient des tigres, et qui étaient à présent fascinés par un homme ; ses yeux, deux larges diamants noirs, taillés pour toutes les fiertés de la vie, et qui n’exprimaient plus en le regardant que toutes les adorations. De l’amour !

Ces yeux-là étaient et disaient tout un poème. L’homme n’avait pas lâché le bras, qui avait dû sentir l’haleine fiévreuse de la panthère, et, le tenant replié sur son cœur, il entraîna la femme dans la grande allée du jardin, indifférent aux murmures et aux exclamations du groupe populaire, – encore ému du danger que l’imprudente venait de courir, – et qu’il retraversa tranquillement. Ils passèrent auprès de nous, le docteur et moi, mais leurs visages tournés l’un vers l’autre, se serrant flanc contre flanc, comme s’ils avaient voulu se pénétrer, entrer, lui dans elle, elle dans lui, et ne faire qu’un seul corps à eux deux, en ne regardant rien qu’eux-mêmes. C’étaient, aurait-on cru à les voir ainsi passer, des créatures supérieures, qui n’apercevaient pas même à leurs orteils la terre sur laquelle ils marchaient, et qui traversaient le monde dans leur nuage, comme, dans Homère, les Immortels !

 

 

Toute ressemblance etc ...

 

waterhouse186.jpg

 

 

Tableau de Waterhouse

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 16:09

Bonjour les aminautes.

 

Cette quinzaine, à la barre des croqueurs de mots  la communauté de Pascale se trouve le matelot Jill Bill  qui nous a proposé sujet libre pour ce jeudi.

 

J'ai aimé ce doux poème, qui reprend le thème de la maison ...

 

Dans la maison où notre amour a voulu naître

 

                       Emile Verhaeren

 

 

Dans la maison où notre amour a voulu naître,
Avec les meubles chers peuplant l'ombre et les coins,
Où nous vivons à deux, ayant pour seuls témoins
Les roses qui nous regardent par les fenêtres.

Il est des jours choisis, d'un si doux réconfort,
Et des heures d'été, si belles de silence,
Que j'arrête parfois le temps qui se balance,
Dans l'horloge de chêne, avec son disque d'or.

Alors l'heure, le jour, la nuit est si bien nôtre
Que le bonheur qui nous frôle n'entend plus rien,
Sinon les battements de ton coeur et du mien
Qu'une étreinte soudaine approche l'un de l'autre.

 

 

 

leighton3.jpg 

 

 

( Tableau de Frederic Lord Leighton )

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 08:00

Bonjour à vous.

Durant cette quinzaine, c'est Jill Bill qui est à la barre de la coquille des croqueurs de mots  la communauté de Pascale

et qui pour son jeudi poétique nous demande description d'un membre de la famille ...

 

J'ai découvert ce très curieux poème, que j'aime dans son étrangeté ...

 

Victor Segalen

 

Soeur équivoque

 

De quel nom te désigner, de quelle tendresse ? Soeur cadette non
choisie, sage complice d'ignorances,

Te dirai-je mon amante ? Non point, tu ne le permettrais pas.
Ma parente ? Ce lien pouvait exister entre nous. Mon aimée ?
Toi ni moi ne savions aimer encore.

*

Soeur équivoque, et de quel sang inconnu ! - Maintenant, sois
satisfaite : ni soeur ni amie ni maîtresse ni aimée, chère
indécise d'autrefois,

Te voici désormais fixée, dénommée, par coutume et rite et sort,
(ayant perdu le nom de ta jeunesse,)

Sois satisfaite : te voici mariée. Tu es emplie de joie permise,

Tu es femme.

 

stone2.jpg

 

 

Tableau de Marcus Stone

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 08:00

Pour la communauté de Tricotine , notre cap'taine seul maître à bord après Dieu de la coquille des croqueurs de mots sur le thème des secrets et mystères que j'ai choisi pour cette quinzaine où j'étais à la barre !

 

 

Le secret

 

Marceline Desbordes-Valmore

 

Dans la foule, Olivier, ne viens plus me surprendre ;
Sois là, mais sans parler, tâche de me l'apprendre :
Ta voix a des accents qui me font tressaillir !
Ne montre pas l'amour que je ne puis te rendre,
D'autres yeux que les tiens me regardent rougir.

Se chercher, s'entrevoir, n'est-ce pas tout se dire ?
Ne me demande plus, par un triste sourire,
Le bouquet qu'en dansant je garde malgré moi :
Il pèse sur mon coeur quand mon coeur le désire,
Et l'on voit dans mes yeux qu'il fut cueilli pour toi.

Lorsque je m'enfuirai, tiens-toi sur mon passage ;
Notre heure pour demain, les fleurs de mon corsage,
Je te donnerai tout avant la fin du jour :
Mais puisqu'on n'aime pas lorsque l'on est bien sage,
Prends garde à mon secret, car j'ai beaucoup d'amour !

 

 

 

ryland33.jpg

 

Tableau "rêverie " de Henry Ryland

 

 

Douce journée de secrets et de rêves ...

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 07:10

Cette quinzaine, c'est M'Annnette qui dirige la coquille des croqueurs de mots la communauté de Pascale et nous a demandé de parler orage

 

J'ai trouvé ce poème très beau et intéressant dans son graphisme.

De plus Jules Verne n'est pas vraiment connu pour ses poèmes !

 

 

Tempête et calme

 

L'ombre
Suit
Sombre
Nuit ;
Une
Lune                                                                                        poynter1.jpg
Brune
Luit.

Tranquille
L'air pur
Distille
L'azur ;
Le sage
Engage
Voyage
Bien sûr !

L'atmosphère
De la fleur
Régénère
La senteur,
S'incorpore,
Evapore
Pour l'aurore
Son odeur.

Parfois la brise
Des verts ormeaux
Passe et se brise
Aux doux rameaux ;
Au fond de l'âme
Qui le réclame
C'est un dictame
Pour tous les maux !

Un point se déclare
Loin de la maison,
Devient une barre ;
C'est une cloison ;
Longue, noire, prompte,
Plus rien ne la dompte,
Elle grandit, monte,
Couvre l'horizon.

L'obscurité s'avance
Et double sa noirceur ;
Sa funeste apparence
Prend et saisit le coeur !
Et tremblant il présage
Que ce sombre nuage
Renferme un gros orage
Dans son énorme horreur.

Au ciel, il n'est plus d'étoiles
Le nuage couvre tout
De ses glaciales voiles ;
Il est là, seul et debout.
Le vent le pousse, l'excite,
Son immensité s'irrite ;
A voir son flanc qui s'agite,
On comprend qu'il est à bout !

Il se replie et s'amoncelle,
Resserre ses vastes haillons ;
Contient à peine l'étincelle
Qui l'ouvre de ses aquilons ;
Le nuage enfin se dilate,
S'entrouvre, se déchire, éclate,
Comme d'une teinte écarlate
Les flots de ses noirs tourbillons.

L'éclair jaillit ; lumière éblouissante
Qui vous aveugle et vous brûle les yeux,
Ne s'éteint pas, la sifflante tourmente
Le fait briller, étinceler bien mieux ;
Il vole ; en sa course muette et vive
L'horrible vent le conduit et l'avive ;
L'éclair prompt, dans sa marche fugitive
Par ses zigzags unit la terre aux cieux.

La foudre part soudain ; elle tempête, tonne
Et l'air est tout rempli de ses longs roulements ;
Dans le fond des échos, l'immense bruit bourdonne,
Entoure, presse tout de ses cassants craquements.
Elle triple d'efforts ; l'éclair comme la bombe,
Se jette et rebondit sur le toit qui succombe,
Et lé tonnerre éclate, et se répète, et tombe,
Prolonge jusqu'aux cieux ses épouvantements.

Un peu plus loin, mais frémissant encore
Dans le ciel noir l'orage se poursuit,
Et de ses feux assombrit et colore
L'obscurité de la sifflante nuit.
Puis par instants des Aquilons la houle
S'apaise un peu, le tonnerre s'écoule,
Et puis se tait, et dans le lointain roule
Comme un écho son roulement qui fuit ;

L'éclair aussi devient plus rare
De loin en loin montre ses feux
Ce n'est plus l'affreuse bagarre
Où les vents combattaient entre eux ;
Portant ailleurs sa sombre tête,
L'horreur, l'éclat de la tempête
De plus en plus tarde, s'arrête,
Fuit enfin ses bruyants jeux.

Au ciel le dernier nuage
Est balayé par le vent ;
D'horizon ce grand orage
A changé bien promptement ;
On ne voit au loin dans l'ombre
Qu'une épaisseur large, sombre,
Qui s'enfuit, et noircit, ombre
Tout dans son déplacement.

La nature est tranquille,
A perdu sa frayeur ;
Elle est douce et docile
Et se refait le coeur ;
Si le tonnerre gronde
Et de sa voix profonde
Là-bas trouble le monde,
Ici l'on n'a plus peur.

Dans le ciel l'étoile
D'un éclat plus pur
Brille et se dévoile
Au sein de l'azur ;
La nuit dans la trêve,
Qui reprend et rêve,
Et qui se relève,
N'a plus rien d'obscur.

La fraîche haleine
Du doux zéphir
Qui se promène
Comme un soupir,
A la sourdine,
La feuille incline,
La pateline,
Et fait plaisir.

La nature
Est encor
Bien plus pure,
Et s'endort ;
Dans l'ivresse
La maîtresse,
Ainsi presse
Un lit d'or.

Toute aise,
La fleur
S'apaise ;
Son coeur
Tranquille
Distille
L'utile
Odeur.

Elle
Fuit,
Belle
Nuit ;
Une
Lune
Brune
Luit.

 

 

(tableau de E.J. Poynter )

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 07:00

Cette quinzaine, Jill Bill est à la barre de la coquille des croqueurs de mots, la communauté de Pascale  et elle nous a placés sous le signe du poisson

 

 

O le calme jardin d'été où rien ne bouge

 

                           Emile Verhaeren

 

Ô le calme jardin d'été où rien ne bouge !
Sinon là-bas, vers le milieu
De l'étang clair et radieux,
Pareils à des langues de feu,
Des poissons rouges.

Ce sont nos souvenirs jouant en nos pensées
Calmes et apaisées
Et lucides - comme cette eau
De confiance et de repos.

Et l'eau s'éclaire et les poissons sautillent
Au brusque et merveilleux soleil,
Non loin des iris verts et des blanches coquilles
Et des pierres, immobiles
Autour des bords vermeils.

Et c'est doux de les voir aller, venir ainsi,
Dans la fraîcheur et la splendeur
Qui les effleure,
Sans crainte aucune et sans souci,
Qu'ils ramènent, du fond à la surface,
D'autres regrets que des regrets fugaces.

 

 

 

poissons.jpg

 

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 08:00

Cette quinzaine, pour la coquille des croqueurs de mots , communauté de Pascale  c'est Jill qui est à la barre .

 

Le thème des poèmes est libre, mais puisqu'il est question de poissons pour le défi ...

 

 

poisson.jpg

 

Le récif de corail

                 José Maria de Herédia


Le soleil sous la mer, mystérieuse aurore,
Éclaire la forêt des coraux abyssins
Qui mêle, aux profondeurs de ses tièdes bassins,
La bête épanouie et la vivante flore.

Et tout ce que le sel ou l'iode colore,
Mousse, algue chevelue, anémones, oursins,
Couvre de pourpre sombre, en somptueux dessins,
Le fond vermiculé du pâle madrépore.

De sa splendide écaille éteignant les émaux,
Un grand poisson navigue à travers les rameaux ;
Dans l'ombre transparente indolemment il rôde ;

Et, brusquement, d'un coup de sa nageoire en feu
Il fait, par le cristal morne, immobile et bleu,
Courir un frisson d'or, de nacre et d'émeraude.

 

 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 07:00

Cette quinzaine, à la barre de la coquille des croqueurs de mots  la communauté de Pascale  c'est Jeanne Fadosi  qui est à la barre, et nous demande de parler mode ou vêtements d'enfants.

 

J'ai découvert ce poème qui rassemble les deux 

 

L'enfant au miroir

             Marceline Desbordes -Valmore

 

(A Mlle Emilie Bascans)

Si j'étais assez grande,
Je voudrais voir
L'effet de ma guirlande                              hunt34.jpg
Dans le miroir.
En montant sur la chaise,
Je l'atteindrais ;
Mais sans aide et sans aise,
Je tomberais.

La dame plus heureuse,
Sans faire un pas,
Sans quitter sa causeuse,
De haut en bas,
Dans une glace claire,
Comme au hasard,
Pour apprendre à se plaire
Jette un regard.

Ah ! c'est bien incommode
D'avoir huit ans !
Il faut suivre la mode
Et perdre un temps !...
Peut-on aimer la ville
Et les salons !
On s'en va si tranquille
Dans les vallons !

Quand ma mère qui m'aime
Et me défend,
Et qui veille elle-même
Sur son enfant,
M'emporte où l'on respire
Les fleurs et l'air,
Si son enfant soupire,
C'est un éclair !

Les ruisseaux des prairies
Font des psychés
Où, libres et fleuries,
Les fronts penchés
Dans l'eau qui se balance,
Sans nous hausser,
Nous allons en silence
Nous voir passer.

C'est frais dans le bois sombre,
Et puis c'est beau
De danser comme une ombre
Au bord de l'eau !
Les enfants de mon âge,
Courant toujours,
Devraient tous au village
Passer leurs jours !

 

 

(tableau de William Holman Hunt )

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