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Bonjour, je m'appelle Cyril et je vous accueille dans ce blog 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 07:00

La suite et fin de cette aventure vraiment angoissante de Cyril !

 

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Le soleil redescendait, il faisait un peu moins chaud, mais Cyril pouvait voir en dessous de lui les dégâts provoqués par le dérèglement du climat. Une terre qui avait dû être fertile était desséchée et aride. Un lit de rivière pratiquement à sec, des arbres tordus aux branches dénudées, une plaine sablonneuse, et il faudrait qu’il reste là ?  Il fallait tout faire afin de trouver une solution, pour les elfes comme pour lui-même.

Subitement il se retrouva devant la frontière noire, la fin du royaume reflet. Hans avait raison, son monde s’arrêtait net, la terre ferme semblait s’enfoncer dans une sorte de matière totalement opaque, mate et immobile. Cyril se posa tout près, et étendit une patte avec un peu d’hésitation. Elle disparut jusqu’au poignet, complètement. Cyril la sentait, pouvait sentir ses doigts bouger, mais sans la voir. Il replia sa patte, regarda ses doigts, les fit bouger, il n’y avait rien de bizarre, ils étaient comme d’habitude. Peut-être cette matière noire n’était-elle que très mince, et derrière s’ouvrait un autre passage qu’il pourrait emprunter ? Cyril fit un pas en avant, puis deux et s’enfonça dans la masse sombre.

Il n’y avait rien derrière, que du noir. Il y avait toujours un sol sous ses pattes, il ne faisait ni froid ni chaud. Le silence régnait, pas un son, pas une odeur non plus, et ses doigts étendus ne rencontraient que le vide. Pas une lueur pour éclairer cet endroit, et Cyril se rendit compte qu’il perdait son sens de l’orientation. Par où était-il entré ? Où se trouvait le monde tangible ? Il fit plusieurs pas, saisi de panique, dans une direction, puis une autre, avant de se retrouver subitement à l’air libre, à nouveau sur ce bout de terre aride, devant le mur noir. Il frissonna, et repartit à tire d’aile. Quelle horreur ! et en baissant le nez, il s’aperçut que la chose progressait, insensiblement mais réellement. Un gros caillou clair qui était juste au bord, avait à moitié disparu. Combien de temps était-il resté là-dedans ? Sans doute pas très longtemps, le soleil était plus bas, la nuit tombait, et la maison des elfes était en vue.

En poussant un soupir de soulagement il se posa tout près, accueilli par Hans et ses compagnons qui semblaient bouleversés :

– Nous avons cru que tu avais disparu ! Et où te chercher ! Quelle peur tu nous as fait depuis deux jours que tu es parti !

Deux jours ! C’était encore pire que ce qu’il croyait ! Il se laissa tomber dans le fauteuil du salon qu’il avait l’impression d’avoir quitté une heure auparavant, une boule dans la gorge. Et s’il n’avait pas retrouvé la bonne direction, ou bien si cela lui avait pris davantage de temps ? Il préféra se taire, pour ne pas effrayer plus encore ses compagnons, reconnaissant simplement que la frontière noire ne pouvait être franchie, et quand toute la maisonnée se fut endormie, terrassée par l’angoisse, Cyril resta à se retourner sur son matelas, dans la petite chambre où il avait été logé, partagée avec deux elfes. Le soleil se leva, implacable, éclairant la pièce derrière les rideaux, réveillant un Cyril qui n’avait dormi que deux ou trois heures. Il se sentait pâteux, collé, et il n’y avait pas de possibilité de se doucher, juste un seau d’eau à l’extérieur.

Le liquide froid lui fit pourtant du bien, lui éclaircissant les idées.

– Est ce que je pourrais voir le grimoire ? demanda t-il à Hans.

Le livre lui fut apporté avec empressement, par un elfe au regard brillant d’espoir. Le volume était épais, un peu poussiéreux. La couverture était d’un rouge passé, en cuir travaillé, sans titre. A l’intérieur, les formules se succédaient, entrecoupées d’incantations, toutes plus abstraites et hermétiques les unes que les autres. Celle que les elfes avaient employée paraissait claire au début, mais la fin ne l’était plus du tout, et c’était sans doute pour cette raison qu’ils n’avaient pu inverser le processus. L’espoir s’éteignit dans les yeux de Hans, et Cyril préféra sortir, serrant le livre machinalement sur son poitrail.

Plusieurs fois déjà on lui avait dit qu’il portait la magie en lui, qu’il devrait un jour la développer, il devrait pouvoir la faire agir ! Et avant tout il fallait qu’il trouve de l’eau.

Une sorte de sensation monta du livre dans son corps, et un objet, vu d’abord du coin de l’œil  attira son attention. Un nuage dans le ciel ! Un vrai nuage, de ceux qui portent de l’eau. D’ailleurs quelques gouttes tombèrent sur son nez, rafraîchissant les écailles brûlées de soleil.

En un éclair lui vint une idée, il y avait une chance, une seule, il fallait la tenter et faire vite.

– Prenez une ou deux affaires, ce à quoi vous tenez le plus, et rassemblez-vous près de l’arbre où je suis tombé !

Les elfes se précipitèrent, et quelques minutes plus tard, tous et toutes se tenaient près de l’arbre, portant de maigres baluchons. Cyril regarda l’arbre, il était le seul à être exactement semblable à cet autre, dans son monde, ce devait être un signe.

Les elfes se taisaient, serrés les uns contre les autres, les petits visages crispés par l’attente et la peur. Cyril ferma les yeux, serrant le grimoire contre lui, et forma une image dans sa tête.

Les minutes passèrent, vides et lentes. Puis un changement subtil se fit, le soleil perdait en intensité, provoquant les murmures chez les elfes. Un nuage ! gros, très gros, d’un beau gris foncé. Crispant les paupières, Cyril se força à une autre image. Que c’était difficile !

Les gouttes commencèrent à tomber, larges et drues, trempant la petite assemblée, collant les vêtements et les cheveux. Il y avait un léger creux au pied de l’arbre, qui la pluie commençait de remplir. La flaque ! elle se reformait ! et devenait rapidement une toute petite mare.

– Allez vite ! cria  Hans, pendant que Cyril se cramponnait à son image mentale.

Les elfes sautèrent dans l’eau, disparaissant immédiatement, les filles d’abord, puis les garçons, deux par deux, puis trois par trois. Cyril sentit que sa concentration se relâchait, il ne pourrait plus tenir très longtemps, et déjà ses pensées dérivaient, pendant que la pluie s’amenuisait et que le soleil revenait.

Les derniers elfes disparaissaient alors que le nuage se désagrégeait. La petite mare était déjà en train de s’évaporer, rétrécissant rapidement :

– Cyril, dépêche-toi !!! hurla Hans

 

– C’est un bien intéressant grimoire que tu m’amènes là, Cyril, fit Magnus Discus  tout en feuilletant les pages. Je l’étudierai à loisir, après le travail, mais sois tranquille, il restera bien enfermé ici.

– Il a fait beaucoup de mal, Messire Magnus, mais grâce à lui, j’ai pu nous  sauver.

– Le livre n’a rien fait, seule l’ignorance était en cause, reprit Magnus.

Tu devrais étudier la magie, il est certain que tu as des dons. Tes amis elfes ont eu beaucoup de chance, et ils sont les bienvenus ici.

– Ils peuvent rester ?

– Ici ou ailleurs, Le royaume du net est vaste !

C’est cela la vraie liberté.

 

Pour ma communauté : un dragon pour ami

et celle de Lénaïg : feuilletons, histoires à suivre

 

Bisous !

(article programmé )

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 07:00

Vous voulez savoir ce qui est arrivé à Cyril dans ce monde bizarre de la semaine dernière ?

 

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Au lieu du bâtiment soigneusement entretenu et gai, avec ses tours élancées, il avait devant lui une construction plutôt petite et modeste. Une simple maison en fait, avec ses deux étages, et des rideaux fleuris aux fenêtres. Elle paraissait aussi faire l’objet d’une attention constante, mais il manquait quelque chose que Cyril n’arriva pas à déterminer, comme pour le jardin d’ailleurs. Le dragon ne chercha pas à approfondir la sensation, tant son esprit était en déroute. Il se retourna vers l’elfe, pour l’apostropher d’un ton véhément :

– Qu’est-ce que tu as fait ? Comment as-tu réussi à me créer cette illusion ? Sois gentil de me laisser tranquille, et de faire tes farces ailleurs !

– Mais enfin, protesta l’Elfe, de son ton le plus malheureux

Tu ne comprends vraiment pas ? Tu n’es pas, tu n’es plus chez toi, tu es dans mon monde, et ici il n’y a pas de château, ni rien de tout cela !

– Dans ton monde ?

Cyril était bien forcé d’admettre que cela devait être la vérité, tout en essayant encore de la nier. Trop de choses étaient différentes. Sa vue redevenait normale, et presque rien de ce qui l’entourait ne lui était familier.

– Mais comment ?

– Par la flaque d’eau. De temps en temps, il y a un passage qui s’ouvre, à cause de la symétrie peut-être ? Moi je n’en sais pas plus.

– Bon, alors, il faut que je trouve de l’eau pour retourner chez moi, c’est ça ?

Cyril essayait de garder un ton normal et posé, alors qu’il se sentait assez proche de la panique. Dire qu’il voulait seulement se reposer !

– C‘est bien le problème, ici il n’y a presque pas d’eau

Avant, il n’y a pas si longtemps, il y avait de l’eau, il pleuvait, nous avions des sources, et maintenant regarde :

L’elfe disait vrai, tout avait un aspect desséché, brûlé par le soleil, et au lieu des belles fontaines auxquelles il était habitué, une herbe rase et rêche poussait chichement.

– Que s’est-il passé ?

– Un jour nous avons voulu essayer une formule magique pour avoir plus de soleil pour un pique-nique, et et…

L’elfe sanglotait presque :

– Nous ne voulions rien faire de mal, mais nous n’avons pas su revenir en arrière !

Puis il regarda Cyril avec une lueur d’espoir :

– Mais toi, tu peux peut-être nous aider ? Un dragon connaît la magie !

– Je ne suis pas magicien ! protesta Cyril,

je suis juste présentateur et image d’accueil dans un blog.

– Oh… fit l’elfe, d’un ton navré.

– Je suis désolé, fit Cyril.

Je voudrais bien vous aider, et retourner chez moi par la même occasion, mais je ne sais pas comment faire.

– Viens quand même à la maison, tu verras les amis, et le grimoire que nous avions utilisé. De toute façon, tu ne peux pas rester tout seul ici. Le soleil va chauffer, il faut te mettre à l’abri.

Et il le précéda en direction de la maison.

– Comment t’appelles-tu ? Moi c’est Hans

Sur le pas de la porte, plusieurs autres elfes attendaient, considérant Cyril avec une certaine crainte, ce qui attrista le dragon.

– Voici Cyril, fit son compagnon. Il vient du monde à l’envers, et il veut nous aider pour pouvoir rentrer chez lui.

– Bonjour, dit l’intéressé, aussi aimablement que possible, avant de se retrouver encerclé par

une bande d’elfes qui parlaient tous à la fois.

– Tu vas nous aider, dis !

Et ils l’entraînèrent à l’intérieur de la maison.

Il y régnait une pénombre agréable, après le rude soleil extérieur, et avec un air timide, plusieurs elfes filles lui apportèrent un bol d’eau fraîche, et des biscuits, en signe de bienvenue. Cyril se sentait de plus en plus gêné devant tant d’espoir suscité, et inquiet aussi. Comment regagner son monde ? La maison avait dû être belle, mais montrait les marques d’une vie difficile et de privations. Les tapis élimés, les rideaux maintes fois recousus, et les meubles réparés avec des pièces de fortune. On était loin du royaume Pc !

– Presque plus rien ne pousse, lui dit son hôte. Nous gardons les champs qui restent pour nous nourrir, pas pour le textile.

– Et vous êtes seuls ici ? interrogea Cyril, il n’y a pas d’autres habitants ?

– Non, nous sommes seuls. Tu sais, ce n’est pas très grand, nous sommes dans un reflet, alors après l’horizon, il n’y a rien.

– Vous êtes allés jusque-là ? demanda encore Cyril, très étonné.

Dans le royaume Pc, il n’y avait aucune restriction, il suffisait de prendre une connexion…

Il avait totalement perdu la notion de limite depuis qu’il habitait là.

– Oui, et ce monde s’arrête pile, il y a une sorte d’espace noir, mais sans étoile. C’est très étrange, et nous ne voulons pas essayer d’en savoir plus.

Cyril hocha la tête, impressionné par ce qu’il entendait.

– Tu es sûr de ne savoir aucune magie pour nous aider ? dit Hans d’un ton suppliant.

– Hélas non, je ne suis pas magicien, je n’ai aucune idée de ce qu’il faudrait faire, répondit Cyril.

Et je ne sais pas non plus comment retourner dans mon royaume !

Le silence retomba un moment après ces mots. Les elfes et Cyril se regardèrent, appesantis par la situation, puis le dragon se redressa :

– Je vais aller jusqu’à cette frontière. Peut-être y a-t-il un passage que vous n’avez pas vu ?

Les elfes se récrièrent :

– Tu risques de disparaître, et de te retrouver dans un monde reflet encore plus lointain !

– Je serais très prudent, et il faut trouver quelque chose !

Il se leva et se dirigea vers la porte d’un pas décidé, escorté par Hans.

– Tu es sûr ? disait celui-ci,

Je ne peux pas te retenir, mais je crois que tu as tort !

– Il faut faire quelque chose, reprit Cyril énergiquement, et il déploya ses ailes pour voler vers la ligne d’horizon.

 

A suivre !

 

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Bisous !

 

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 07:00

Il y a un moment que je vous avais parlé de Cyril, mais pourtant, il lui arrive toujours plein de choses dans le monde du web.

La preuve, cette aventure dont il se souvient avec toujours beaucoup d'émotion !  (il y a de quoi, la catastrophe n'était pas loin)

Une réflexion aussi, peut-être sur le climat et ses dangers ...

 

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Cyril était très confortablement installé sur une grosse fourche d’un arbre du parc du royaume Pc, et lisait un peu distraitement un roman d’aventures.

Il bailla, et leva le nez pour jeter un coup d’œil sur les jardins.

On était dans le milieu de l’après-midi, et le parc était désert, tout le monde était occupé dans les fichiers, ou bien en train de se reposer comme lui. Après toute l’agitation de ces dernières semaines, il avait eu le simple désir de ne rien faire, et le livre était un prétexte pour ne pas en avoir l’air, alors qu’il rêvassait.

Son expédition dans le fichier d’Amérique du sud avait été particulièrement riche en émotions que le petit jaguar sculpté en jade qui lui avait été offert lui rappelait. Il le gardait bien caché dans un tiroir de sa chambre, et le regarder le remuait toujours

La matinée avait été pluvieuse, suivie d’un agréable soleil, il faisait doux, un peu frais et il avait eu envie de sortir de chez lui. Les pelouses étaient encore humides, donc pas question de s’installer en ayant oublié de prendre sa natte de camping.

Il avait un peu bavardé avec l’arbre (se poser sans demander la permission aurait été vraiment mal élevé) et avait choisi la fourche à mi-hauteur, appuyé contre le tronc. De là, il pouvait voir les jardins, et surtout, il était bien au sec, environné du délicieux parfum balsamique des feuilles et pouvait paresser à sa guise.

Quel plaisir !

Un vrai silence régnait, l’arbre sommeillait, les oiseaux faisaient aussi la sieste, et après les averses du matin, les jardins brillaient  de gouttes d’eau au soleil, avec un aspect bien lavé. La végétation désaltérée poussait avec vigueur, les fleurs dressaient la tête, et il montait de la terre une odeur verte et humide absolument délicieuse.

Il y avait encore des flaques d’eau un peu partout qui étaient en train de s’évaporer doucement, comme des taches d’argent jetées au hasard. Cyril aimait bien les regarder, lisses comme des miroirs, reflétant le ciel, et les branches, ou lui-même quand il se penchait au-dessus

Justement, il y en avait une au pied de son arbre, encore étendue et profonde, le soleil ne l’avait pas touchée. Cyril, refermant son roman, se pencha un peu, pour voir son reflet à l’envers dans l’eau

Il se vit, entouré des feuilles de l’arbre, le livre entre ses doigts. Il se fit une petite grimace, et se reculait, pour se réinstaller quand un mouvement derrière lui, vu dans l’eau, attira son attention. Il y avait quelque chose sur une branche un peu au-dessus ! Il se retourna et fixa les profondeurs végétales. Rien… Il avait dû se tromper, l’eau avait dû être légèrement dérangée par une goutte qui tombait, ou bien un peu de vent. Il suffisait de peu  de chose pour créer des images dans une flaque.

Il se pencha à nouveau, pour vérifier puis se retourna vivement ! Il en était sûr, il y avait un elfe qui se promenait derrière lui, et qui essayait de se cacher, pour lui faire une farce ! Il y en avait tout un dossier dans le royaume, et si la plupart étaient très gentils, ils adoraient les espiègleries de ce genre.

– Veux-tu sortir ! fit Cyril, un peu agacé.

Je t’ai vu, ce n’est plus drôle.

Mais rien ne vint, si ce n’était un soupir de l’arbre, qui grommela avant de se rendormir.

Cyril se tut pour ne pas le déranger, et se repencha vers la flaque. Rien cette fois, mais si là !

Il se retourna encore, et dans le mouvement brusque qu’il fit pour regarder derrière lui, il glissa de sa branche, et tomba, s’étalant de tout son long dans la flaque d’eau, avant d’avoir eu le temps d’ouvrir ses ailes.

Ouh !! Il s’ébroua, faisant gicler l’eau de ses écailles. Non seulement elle n’était pas chaude, mais en plus il se sentait vexé. Maintenant, il ne restait plus qu’à aller au château pour se sécher convenablement. Tient, c’était curieux, il voyait un peu trouble, et pourtant il ne s’était pas cogné la tête ? Il devait avoir un peu d’eau dans les yeux. Il cligna plusieurs fois des paupières, pour éclaircir sa vue, puis les frotta de son doigt replié.

Rien n’y faisait, le paysage restait vaguement brouillé, et Cyril se sentit soudain assez mal à l’aise. Il allait falloir qu’il voie le médecin du château, si cela ne s’arrangeait pas.

Et où était tombé son livre ?

– Ouh ouh, fit une voix fluette au-dessus de lui.

Cyril leva la tête, et constata qu’un petit elfe se trouvait bien sur une des branches hautes de l’arbre dont il venait de tomber. Il lui souriait, et lui faisait de grands gestes de la main, l’air ravi.

Pour le coup, Cyril manifesta sa mauvaise humeur :

– Je te remercie, avec tes bêtises, tu m’as fait tomber, et maintenant, non seulement je suis mouillé, mais en plus, j’ai des problèmes avec mes yeux !

L’elfe eut l’air tout à coup très chagriné :

– Je suis désolé, je ne voulais pas te faire tomber, mais pour une fois que je voyais quelqu’un du monde à l’envers, je voulais en profiter ! Et pour tes yeux, à mon avis, ça va s’arranger très vite, ce n’est qu’un effet du passage.

Le monde à l’envers ? Le passage ? Le dragon haussa les épaules moralement, les elfes avaient toujours une drôle de façon de s’exprimer.

– Bon, mais tu m’excuseras, je retourne chez moi pour me sécher. Regarde-moi ça, j’ai de la terre partout !

– Chez toi ? mais, comment comptes-tu faire ? Regarde, la flaque est en train de disparaître !

Par réflexe, Cyril baissa les yeux. L’elfe avait raison, le soleil s’était fait plus chaud, et l’eau s’évaporait rapidement, il y avait même un peu de vapeur qui montait de ses écailles.

– Je ne vois pas le rapport, fit Cyril d’un ton pincé, au revoir.

Et il lui tourna le dos, pour se mettre en route vers le château, mais n’avait pas fait deux pas qu’il s’arrêtait pile. Le château ?? Que s’était-il passé ?

 

A suivre !

 

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Bisous flambés

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 07:00

Comme vous l'avez lu la semaine passée, le séjour de Cyril à Paris était animé !

En voila la suite, qui réserve encore bien des surprises ...

 

 

De Montmartre et le Sacré coeur

 

 

Ils étaient donc repartis dans une rue assez sombre, pour se trouver devant la porte à demi ouverte d’un cabaret, d’où se déversaient des flots de musique.

– Le meilleur bal musette de tout Paris, et pas fréquenté par n’importe qui ! La crème des apaches ici, oui Môssieu.

– Des apaches ? Il y a des indiens ici ? risqua Cyril, surprit.

– Mais non, répliqua p’tit Louis patiemment, un apache, c’est pour ainsi dire un mauvais garçon, comme moi. On a pas de règles, on vit au jour le jour.

Puis en baissant la voix :

– Mais y’a de vrais méchants parmi eux, alors tiens-toi à carreaux, ceux-là, faut pas les énerver. Mais faut que t’aies un peu plus l’air du coin.

Et il sortit de sa poche un petit foulard de couleurs vives, semblable à celui qu’il portait, et le  noua autour du cou du dragon.

–  Voila, comme ça, tu s’ras dans l’coup.

– Eh ! P’tit Louis, qui c’est ? interrogea un  grand type dégingandé.

– C’est Cyril, un type comme ac’, un vrai cador, répliqua Louis, laissant l’intéressé se perdre en conjectures sur la signification de la réponse. Ce devait être un compliment, puisque l’autre hocha la tête d’un air approbateur.

– Ça ne va pas les déranger un dragon dans un bal ? risqua Cyril.

–  T’as bien vu  que  tout l’fichier est programmé pour que tu fasses pas tache, et puis tu sais pour étonner quelqu’un dans Paris, il en faut beaucoup.

A ce moment une exclamation ravie éclata derrière eux :

– Mon Loulou ! T’as été long à arriver !

Et une très jolie jeune fille rousse se précipita pour embrasser le jeune homme avec fougue.

– Regarde Kiki, j’te présente Cyril, qui va faire présentateur ici.

– Bonjour ! fit la jeune fille avec un sourire éclatant.

Vous venez les garçons, on va danser ?

Le trio entra dans le cabaret, pour se retrouver dans une salle plutôt vaste, avec une piste de danse au centre, entourée de petites tables, où les danseurs venaient se reposer entre deux, et prendre leurs bières. Le plafond disparaissait derrière un nuage de fumée, la piste était noire de monde, et sur une estrade, deux hommes maniaient leurs accordéons avec virtuosité, pour une musique entraînante. Tout trois s’installèrent à une table, où comme par magie, les verres de bière apparurent, bien fraîches, avec de la mousse qui débordait. Ça chatouillait le museau de Cyril, et le goût n’était pas désagréable. Le temps de regarder un peu les danseurs, les verres avaient été vidés, et Kiki demandait, coquette :

– Alors, qui m’invite à danser ? en regardant p’tit Louis. Celui-ci hésitait pourtant à laisser seul son invité, et la situation fut  sauvée par une amie de Kiki, surnommée Bibiche, qui emmena Cyril sur la piste en riant. Le dragon fit du mieux qu’il put pour se trémousser en mesure, comme il avait vu les autres le faire, et du coup on leur laissa une partie de piste dégagée pour les regarder sous les exclamations et encouragements. Un instant plus tard, la musique cessa brusquement malgré les protestations :

– Ah ben, c’est comme ça, pour la musique faut banquer, fit un des musiciens.

– Eh toi, l’nouveau, dit un homme plus âgé, avec une lueur un peu inquiétante dans le regard, c’est ton tour, nous on a tous donné. T’as d’l’artiche ? On guinche pas gratis ici.

– Artiche ? commençait Cyril, hésitant, quand il sentit p’tit Louis lui glisser quelque chose dans la patte. Des pièces de monnaie, qu’il alla donner au musicien qui avait parlé, et après vérification :

– Ça ira, allez roulez !

Et la musique reprit de plus belle. La soirée se déroula entre danse et discussions animées, les filles étant très curieuses de la vie de Cyril, et de ses voyages, et que lui-même avait tant à demander. Il était déjà très tard, et le petit dragon se demandait s’il ne devrait pas rentrer chez lui, quand à l’autre bout de la salle des exclamations fusèrent, puis des cris, et des bruits de chocs sourds. Une bagarre ! Que fallait-il faire ? P’tit Louis apporta la réponse immédiatement :

– Les filles, Cyril, faut faire dans l’anonyme, se diluer dans l’brouillard, on sort !

Ils se retrouvèrent rapidement sur le trottoir, et marchèrent un peu pour raccompagner Kiki et Bibiche chez elles, en riant de ce qui venait d’arriver.

– Dépêche-toi de rentrer mon Loulou, dit Kiki, embrassant le jeune homme avant de suivre Bibiche à l’intérieur de l’immeuble.

– Elle est pas adorable ma gisquette ? demanda Louis d’un air ravi, puis sans attendre de réponse :

faut que j’me presse surtout d’aller aux Halles, si j’veux gagner un peu de tunes ! Mais y’a plus de métro, Cyril, est-ce que tu pourrais ???

– Bien sûr !!

Et le ciel parisien vit passer un dragon volant à tire d’ailes, transportant un jeune homme déchaîné, hurlant à plein poumons.

Sur ses indications il atterrit près d’un grand espace, où des bâtiments avec des verrières en guise de toit se dressaient. Il faisait nuit noire, pourtant l’endroit bruissait de monde, d’allées et venues, d’appels. Il y avait des caisses de marchandises partout, empilées, attendant preneurs, des camions, des voitures à cheval lourdement chargées. P’tit Louis se faufila, Cyril à sa suite, pour finalement se présenter devant un gros homme, qui notait les arrivages sur un gros carnet.

– Louis ! C’est pas trop tôt ! On croule sous le boulot, et toi tu es en retard !

– Désolé patron, on a été retenus !

– Ouais, passons, mais ton copain là, m’a l’air d’un costaud, et je manque de main-d’œuvre.

Et Cyril se retrouva derechef à décharger les caisses de fruits et légumes, pour les transporter dans

le pavillon, et les déposer en ordre bien rangé.

Il devait être six heures du matin quand enfin le travail fut terminé, et une paye plutôt généreuse allouée aux deux amis. Cyril n’en avait pas besoin dans le royaume Pc, aussi donna t-il sa part à p’tit Louis, malgré ses protestations, tout en gardant une pièce pour le souvenir.

– Alors je t’invite à prendre le p’tit dej d’ici, une soupe à l’oignon. Tu vas voir, c’est délicieux, et après le turbin, c’est ce qu’il faut pour remonter la santé.

Il restait juste une table de libre dans le petit restaurant où Louis avait ses habitudes, recouverte d’une nappe à gros carreaux rouges et blancs, bien propre, que Cyril trouva des plus accueillante. Autour d’eux, il y avait aussi bien des ouvriers venant après le travail comme eux, que des gens bien habillés, qui finissaient leur nuit de spectacle ou de cabaret. L’ambiance était calme, détendue, les conversations à mi-voix, et l’air chargé de bonnes odeurs de cuisine.
La serveuse déposa devant eux deux gros bols de soupe fumante, accompagnés d’une corbeille de pain frais et de beurre, qui sentaient délicieusement bon.

Il y en aurait des choses à raconter de retour dans le royaume Pc !

 

 

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La photo de Cyril en bord de Seine, a été réalisée par une de ses marraines : MCM que je ne remercierai jamais assez de sa gentillesse et présence !

 

Et toujours pour ma communauté (je devrais dire celle de Cyril) un dragon pour ami

et celle de Lénaïg : "feuilletons, histoires à suivre ..."

 

A bientôt pour de nouvelles aventures !

 

Bisous

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 07:00

 

Bonjour les aminautes !

Saviez-vous que Cyril avait fait un petit séjour dans la capitale ? Laquelle ? La seule l'unique, Paris bien sûr Et ce fut mémorable.

Mais, il faut que nous vous racontions ...

 

De Montmartre et le Sacré coeur

 

Cyril dans la capitale

Cyril avait été appelé en audience extraordinaire chez Magnus Discus, et en était revenu vraiment très nerveux. Avec ce que le grand mage du royaume Pc venait de lui apprendre il y avait de quoi !!

Il s’était présenté au sixième étage, endroit où il ne pénétrait que rarement, en se demandant ce qu’il se passait. Avait-il fait une erreur dans une présentation ? Magnus ne l’aurait pas appelé pour si peu de choses. Avait-il une mission à lui confier ? Peut-être était-ce plus vraisemblable, et rien qu’à cette idée, Cyril sentait le trac l’envahir.

Qu’avait donc Magnus de si urgent à lui dire ?

Arrivé à l’étage tout entier occupé par le mage, le petit dragon avait ressenti l’atmosphère feutrée qui y régnait, entretenue par la décoration à la fois discrète et luxueuse.

Une épaisse moquette  bordeaux, quelques tableaux aux murs, des écuyers et des hérauts qui allaient et venaient en silence, portant les ordres de mission et les données qui assuraient la bonne marche du royaume.

Le garde de service l’avait fait entrer avec un sourire, un écuyer l’avait fait patienter dans l’antichambre quelques minutes, puis entrer dans le bureau principal, où Magnus œuvrait.

Quelle différence là aussi avec les anciens  appartements occupés par le mage, plutôt austères, et manquant de confort, avec des équipements un peu anciens.

Le confort et la modernité des outils dernier cri étaient bien présents, le désordre, lui, était resté. Magnus était toujours au milieu d’un extraordinaire empilement de dossiers, de données, de raccourcis, de polices, mélangé aux menus, aux fichiers, et surtout aux programmes.

Comment s’y retrouvait-il dans un pareil fouillis ? pensa Cyril, en s’arrêtant poliment au milieu de la pièce, attendant que le maître des lieux pour le moment invisible, l’invite à avancer.

Une grosse voix, et des cheveux blancs hirsutes émergèrent de derrière un entassement de fichiers internet temporaires, le faisant sursauter :

–  Entre Cyril, j’arrive ! assieds-toi.

L’intéressé se posa avec précaution sur un bord de chaise d’aspect un peu fragile pour son goût, et attendit. Deux minutes plus tard, Magnus était devant lui, après avoir balayé d’un revers de main une série de dossiers ;

– Humpf, toujours surchargé de travail, et avec toute cette paperasserie que le père de Cerise oublie d’effacer…Ca ne m’aide pas !

Bien, Cyril, j’ai une mission pour toi, et de la dernière importance !

Le dragon se redressa pour écouter de toutes ses oreilles.

– Pour les besoins d’un contrat avec une entreprise étrangère, sire Marc (le papa de Cerise) a décidé de présenter aux clients une sorte de visite touristique de Paris, et il t’a choisi comme guide pour cette visite.

– Moi messire Magnus ??!

Cyril en avait la mâchoire qui tombait toute seule.

– Et oui, tu es devenu la mascotte de toute la famille, dans le monde réel. Donc tu vas devoir te montrer à la hauteur de cette tâche. Je te fais confiance, tu es habitué maintenant à nous représenter au mieux.

– Que dois-je faire ?

– Tu dois suivre une formation spéciale, qui consiste en tout premier en une visite dans le fichier de Paris, tel que l’a conçu sire Marc, un Paris un peu ancien. Tu vas y aller dès demain matin, et y passer la journée. Tu auras un guide pour t’aider, un jeune homme qui m’a paru très bien.

Tu pars à première heure, et tu étudies dès ce soir la documentation que voici.

Magnus avait plongé dans un amas de papiers posé sur un coin de son bureau, lequel paraissait sur le point de s’écrouler, extirpant une chemise de couleur bleue, qu’il avait donné à Cyril.

La soirée avait été studieuse, en lecture des documents retraçant l’histoire de la capitale dans ses grandes lignes, et sur la façon de présenter, assez différente de celle du blog.

Après une nuit agitée, Cyril s’était rendu à l’entrée de la connexion, et prenant une grande inspiration, était entré.

Il faisait grand jour, sous un beau ciel clair, à peine tacheté de petits nuages blancs. Des arbres bourgeonnants, un petit air de fête dans l’air, sûrement le printemps, en début de journée.

Cyril regarda autour de lui, il se trouvait sur une petite place, où il y avait encore peu de monde. Quelques peintres dressaient leurs chevalets, en lui jetant des regards un peu étonnés. Cette place il l’avait vue dans les fiches de Magnus. Bien sûr ! La place du Tertre. Et là, cette église si blanche… Il en était à ce point de ses réflexions, quand un jeune homme de dix-sept ou dix-huit ans, qui était jusque-là appuyé à un arbre, vint à sa rencontre :

– Salut ! C’est toi l’dragon Cyril, pas vrai ? Moi c’est Louis, on m’appelle p’tit Louis, ou Loulou pour les dames. T’as fait bon voyage jusqu’ici ?

Il se saisit de la patte de Cyril, la secouant énergiquement, affichant un large sourire qui le mit en confiance.

– Bonjour sire Louis.

– Maaan non pas sire Louis ! Louis tout court, ou p’tit Louis. Allez viens mon  gars, j’va t’faire faire l’tour du proprio.

Cyril avait un peu de mal à suivre la façon de parler du garçon, avec toutes ces lettres avalées, et cet accent assez  rocailleux. Ca irait forcement mieux dans la journée.

– Pour commencer, le Sacré Cœur, et ensuite, on prendra l’dur pour aller d’un point à l’autre.

– Le …dur ?

– Ben oui, le métro quoi. Faut tout te dire à toi !

– Je ne connais pas encore bien la façon de parler de ce fichier, répondit Cyril un peu gêné.

– T’inquiète ! Tu vas vite être au parfum. Bon, t’as bien imprimé la place ? Alors en route.

La matinée passa de découverte en découverte, avec en point d’orgue, le métro. Cyril ne voyait pas bien pourquoi il fallait le prendre, puisqu’il aurait pu voler avec p’tit Luis sur son dos, mais apparemment cela faisait partie de ce que le père de Cerise avait indiqué. Il fallait savoir s’y retrouver. Ils étaient donc descendus dans les entrailles de la terre, du moins était-ce l’impression du dragon, parcouru des couloirs aux murs recouverts de céramique blanche, et emprunté des voitures avec des sièges en bois, après lesquels il fallait se tenir, tant les secousses étaient sèches, le tout dans un bruit de tonnerre  qui ne paraissait étonner personne. Il semblait à Cyril que jamais il ne pourrait dans ces conditions s’arrêter à la station, et pourtant les arrêts étaient respectés sans aucun problème.

Et cette odeur dans l’air souterrain ! P’tit Louis en parlait avec lyrisme :

– Y’a pas un autre endroit où tu sentiras ça, mon gars. Respire, c’est ça l’vrai Paris.

Passée la première surprise, il fallait reconnaître que c’était assez agréable.

Il y eut le Louvre, la Concorde, où Cyril manqua de se faire renverser par une traction avant roulant à toute vitesse. L’engin pila devant lui, et le conducteur sortit la tête pour l’invectiver :

– Tu peux pas regarder l’feu rouge, eh touriste !!

Alors que l’intéressé s’apprêtait à se confondre en excuses, p’tit Louis prit les devants :

– Dis donc, ‘spèce de chauffard, tu veux que j’t’aide à emmouscailler  mon pote ?

Au grand soulagement de Cyril, la voiture était repartie aussi vite, laissant un p’tit Louis hilare :

– Si on s’laissait faire…

L’obélisque plut beaucoup à Cyril, auquel il rappela son séjour égyptien.

La tour Eiffel impressionna beaucoup le petit dragon, que c’était haut, et grand ! En dessous, sur le champs de mars, des promeneurs élégants, des dames avec des ombrelles, longeant les petits lacs artificiels. Le dôme doré des Invalides. La Seine, tout au bord de laquelle ils descendirent, qui clapotait doucement contre la berge. Des pêcheurs à la ligne, qui attendaient sans bouger.

Notre Dame, la tour St Jacques, la Bastille et son génie. Cyril en avait la tête qui tournait de tant de choses à admirer, et à retenir.

Le soir tombait doucement, les deux amis avaient pris un  sandwich jambon-beurre-cornichons à la terrasse d’un petit bistrot, et Cyril pensait au retour, quand p’tit Louis lui assena une tape dans le dos :

– Tu m’plais bien mon coco, t’es un vrai pote, allez, j’t’emmène au bal.

– Au bal ?

Cyril se demandait si ce bal ressemblait aux fêtes données dans le royaume.

– Tu vas voir, ça va t’botter !

 

 

A suivre !

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 07:30

Bonjour les amis des dragons !

 

Avec mon absence prolongée, je ne vous avais pas communiqué la suite des aventures de notre Cyril dans l'espace ...

Il est temps de savoir ce qui est arrivé ...

 

L'aventure de cet épisode commençait ici : lien et là : lien

 

– Viens, dépêchons-nous, dit Lance, la réception va commencer, et ils vont nous attendre.

Les deux compères pénétrèrent dans l’immeuble bourdonnant comme une ruche. Cyril n’eut pas le temps de s’arrêter pour regarder, entraîné par Lance vers un ascenseur qui les déposa au dernier étage, puis dans un dédale de couloirs, pour finalement arriver dans une très grande pièce remplie de monde.

Tout l’équipage se trouvait là, bavardant à qui mieux-mieux dans un joyeux chahut de voix. Plusieurs vinrent parler avec Cyril et Lance, pour connaître les impressions du dragon sur Axgram.

Finalement Idori se détacha de la foule, et vint le chercher pour le présenter à l’amiral, homme dont l’aspect sévère était combattu par un regard pétillant.

– Et bien Cyril, fit-il en le regardant sous de gros sourcils broussailleux,

Tu as sauvé un de nos navires, laisse-moi te remercier !

Cyril, ravi et gêné, se tortilla un peu, murmurant qu’il était heureux d’avoir pu faire quelque chose.

– Allons, fit l’amiral, passons aux choses sérieuses maintenant.

Il s’écarta, suivit de Idori, et plusieurs coups de sifflet retentirent, ramenant le silence parmi l’équipage. Tous reculèrent, pour se placer en rang, laissant un grand espace devant l’amiral.

– Il y a des remises de grades, murmura Lance à Cyril, qui se tenait bien droit dans son rang.

– Sur proposition de la capitaine Idori, commença l’amiral, nous nommons au grade de…

Pendant les minutes qui suivirent, plusieurs membres d’équipage se virent remettre les insignes de leur nouvelle fonction, serrant la main de l’amiral et retournant à leur place le visage  rayonnant. Cyril trouvait la cérémonie très émouvante, voir ainsi une carrière et bien des efforts récompensés le touchait beaucoup.

– Et enfin, à titre exceptionnel, pour acte de bravoure, nous nommons au grade d’enseigne de vaisseau, Cyril, de la planète terre.

Lance le poussa du coude :

– Et bien vas-y !

Cyril abasourdi, sortit de son rang et avança comme en rêve vers l’amiral, s’arrêtant devant lui comme il avait vu le faire aux autres membres d’équipage. Idori lui souriait, ce qui le rassura un peu. Un jeune homme en tenue d’apparat, vient lui passer une écharpe sur l’épaule, la nouant sur la hanche, puis prit le petit coussin où se trouvait l’insigne, le présentant à l’amiral. Celui-ci s’en saisit et très cérémonieusement vint l’agrafer sur l’écharpe d’un Cyril presque incapable de réaliser ce qui lui arrivait. Le coup de sifflet protocolaire retentit, et l’amiral reprit sa place. Un dernier coup de sifflet, les rangs se rompirent, et Cyril se trouva submergé sous les félicitations de tout  à chacun.

– Te voilà parmi nous, lui fit Idori, avec un large sourire, je suis fière de toi, tu as très bien tenu ta place ! Profitons du buffet maintenant.

De fait, les tables installées le long du mur étaient prises d’assaut, pendant que l’amiral et les haut -gradés étaient servis à part.

Lance passa une assiette bien garnie à Cyril, qui se mit à piocher allègrement dedans. Une question commençait pourtant de tourner dans sa tête, insistante, celle que Idori lui avait posée :

– Vas-tu rester avec nous définitivement ?

 

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 17:18

Toujours en retard, mais je n'allais pas vous laisser sans nouvelles de Cyril !

 

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L’intérieur était beaucoup plus sombre que ce à quoi Cyril s’attendait, avec les parois translucides. Il y régnait une agréable tiédeur, et tout était très tranquille. Sortant de l’escalier menant à la terrasse, ils débouchèrent sur une sorte de balcon intérieur qui faisait le tour complet de l’immeuble. En-dessous il y en avait d’autres, à intervalles réguliers, sur une trentaine d’étages, laissant un espace libre au centre, occupé seulement par des plantes lancées à l’assaut de leurs tuteurs.

Lance habitait trois étages plus bas, et c’est avec un soupir d’aise qu’il jeta son sac au sol.

– Entre Cyril, entre !

Cyril le suivit dans un salon coquet, baigné d’une luminosité diaphane et meublé très simplement de deux grands canapés, d’une table basse et d’une armoire bibliothèque.

– Connais-tu une autre planète où un hologramme a tout le confort moderne ? Fit Lance en riant, se laissant tomber sur un des canapés.

Assieds-toi, tu prends quelque chose ? Le temps de souffler, et nous sortons pour que tu voies la ville.

Une heure après, ragaillardi par une bonne citronnade, Cyril se promenait avec Lance, le long d’une des avenues qu’il avait vue d’en haut. Il y avait du monde autour d’eux, des gens d’aspects très divers, portant des vêtements tout aussi variés, ou des uniformes semblables à ceux de l’équipage dont Lance faisait partie. Cyril lui-même ne suscita aucune curiosité déplacée, à son grand soulagement. Il était évident que tous ici étaient habitués à voir des êtres venus de tous horizons, et pas seulement des humanoïdes.

Leurs pas les menèrent ainsi jusqu’à un parc, lieu de repos et de méditation, où de petites pièces d’eau entrecoupaient des jardins séparés par des haies. Puis vers une bibliothèque géante, présentant toutes sortes de documents, des livres, des parchemins ou des archives se présentant sous forme de plaques transparentes, où le texte apparaissait au fur et à mesure de la lecture. De là, Lance l’emmena jusqu’à un musée, les faisant passer sur une des arches surplombant la rue à bonne hauteur. Quelle finesse ! Le pont semblait d’une grande fragilité, pourtant personne ne paraissait s’en soucier, et des enfants couraient, insouciants.

Il y eut aussi un magasin, Cyril voulait un cadeau pour la fée Lilas, comme pour Fantasty, et Lance lui avait indiqué qu’il disposait d’un certain nombre de crédits sur le compte de l’amirauté.

Après avoir choisi une écharpe dans un tissu diaphane et brillant, puis un stylo typique de la planète, d’après les indications de Lance, écrivant sans encre ni mine, recouvert d’un bel émaillage rouge, Cyril le suivit jusqu’à la terrasse d’un salon de thé. Du moins était-ce la façon qu’il trouva de nommer l’endroit, son ami n’ayant pas de traduction.

Une table et deux sièges sortirent du sol devant eux, et ils s’installèrent, pendant qu’un petit robot sur roulettes apportait des boissons pétillantes roses et des gâteaux de couleur bleue sur un plateau, faisant soupirer d’aise le dragon.

A peine la dernière bouchée avalée, Lance sembla écouter quelque chose, la tête penchée de côté, puis fit un sourire à Cyril :

– Tu es invité à l’amirauté ! Il y a une petite réception, pour tout l’équipage et le succès de cette mission, et l’amiral lui-même veut te connaître.

Cyril était époustouflé :

– Moi ?!

– Après ce qui est arrivé, ça me paraît normal ! Viens, il faut se dépêcher maintenant. Nous allons prendre une voie express.

– Qu’est-ce que c’est ?

– Tu vas voir !

Lance l’entraîna dans une rue voisine, et s’arrêta devant un grand panneau couvert d’indications dans la langue d’Axgram. Cyril, perplexe, vit qu’il surplombait un passage qui avait l’allure d’un large ruban sombre s’étendant au sol en ligne droite. En regardant plus attentivement, le ruban avait l’air de bouger, vraiment curieux !

Plusieurs personnes attendaient, et Lance se mit dans la file :

– Tu fais comme nous Cyril.

A ce moment une série de rampes d’appui se présenta et les gens montèrent sur le ruban, saisissant l’une ou l’autre. Le petit  dragon commençait à deviner, et monta sur ce qui lui parut être un caoutchouc très épais, se saisissant de la rampe d’une patte ferme, et attendit.

Au bout de quelques secondes ;  le ruban se mit en route, les entraînant à grande vitesse vers l’amirauté.

Que c’était amusant ! Le vent sifflait aux oreilles de Cyril pendant que la voie express les emmenait à toute allure vers leur destination. Finalement ils s’immobilisèrent, et Cyril d’un bond léger quitta la voie pour se retrouver sur le sol ferme, suivit de Lance.

– Viens, dépêchons-nous, dit Lance, la réception va commencer, et ils vont nous attendre.

 

A suivre !

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 15:50

 

 

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Cyril n’avait pas trop de ses deux yeux pour regarder ce qui l’entourait.

Une ville comme il n’en avait jamais vue, même en parcourant les fichiers les plus lointains ou ceux de romans particulièrement audacieux.

Que d’évènements encore en peu de temps.

Après avoir donné l’ordre d’appareiller, il était resté assis près de la capitaine pendant le restant du voyage, se faisant tout petit. Voir ainsi de près le défilement de l’hyper espace était une sensation prodigieuse. Les membres d’équipage discutaient entre eux, tout en gardant un œil sur la manœuvre, mais lui ne quittait pas l’écran du regard.

Le voyage n’avait pas été très long, Idori lui avait gentiment demandé de laisser la place à son second, pour préparer l’atterrissage prochain. Il s’était donc assis, un peu en arrière, et s’était absorbé dans le spectacle.

Puis le navire avait décéléré, révélant le but de cette dernière expédition. Là, juste devant la proue, une planète qui lui avait tout de suite fait penser à la terre. A y regarder de plus près,  au fur et à mesure que le navire avançait, il y avait quand même pas mal de différences.

Axgram était plus grande que la terre, pratiquement à la verticale sur son axe de rotation. Des océans, comme sur terre, mais ceux-ci étaient d’une splendide couleur vert émeraude, et enfin,  il n’y avait pas de continents. Toute la surface du globe était parsemée d’une infinité d’îles, plus ou moins grandes, comme semées par une main géante à la surface de l’eau.

Le navire était resté en orbite pendant trois ou quatre heures, le temps d’avoir la bonne fenêtre d’entrée, puis avait fait route, pénétrant dans l’atmosphère et se dirigeant tout droit vers une île de l’hémisphère sud, parmi les plus grandes.

L’atterrissage s’était fait sans heurts, et tous se préparaient à descendre à terre dans une ambiance gaie et décontractée, animant les coursives de rires et d’exclamations joyeuses.

Cyril avait récupéré son petit bagage, dans la cabine qu’il avait occupé si brièvement. Il n’avait pu retenir un frisson en voyant la trappe dans le plafond. Tout était réparé, lui avait dit Lance, il n’y avait plus qu’à faire  une révision générale, pour voir en détail ce que le ver avait eu le temps de détruire, et la coque serait remise à neuf.

En se rapprochant de leur destination, Cyril avait vu l’île grandir à sa vue, et les bâtiments qui la couvraient brillant au soleil de midi.

Lance l’avait laissé au mess de l’équipage, et le petit dragon, le museau collé à un hublot ne perdait rien du spectacle. Quel endroit étonnant !

Tous les édifices importants semblaient fait de verre, ou en tout cas d’un matériau transparent, qui laissait deviner presque tout de l’activité interne. Les maisons d’habitations étaient faites de la même matière, mais en translucide, ne perdant en rien de sa luminosité tout en abritant ses occupants des regards de l’extérieur.

Le tout était d’une extrême finesse, élançant des flèches vers le ciel, entrecoupé de larges avenues, et d’espaces verts étendus. Les bâtiments étaient reliés entre eux par des arches élégantes, d’une architecture audacieuse, et de là où il était, Cyril pouvait déjà se rendre compte du va-et-vient incessant d’une foule colorée.

Le vaisseau vira de bord, pour se rapprocher de son point d’atterrissage, un vaste espace circulaire et dégagé, bordé par un bâtiment plus sévère d’aspect, imposant sans perdre en raffinement.

– C’est l’immeuble de l’amirauté, lui dit Lance qui l’avait rejoint, ou du moins de la section dédiée aux voyages et missions d’exploration.

Viens, descendons, tout l’équipage a quartier libre pour le restant de la journée, je vais te faire visiter la ville, mais avant nous passons chez moi.

Cyril suivit Lance, jusqu’à la sortie principale, descendit la rampe et se retrouva sur le ciment de l’aire d’atterrissage, sous un beau soleil, tempéré par une brise marine fraîche et salée.

De petits groupes se formaient, les membres d’équipage discutant, ou se disant au revoir. Plus loin, Idori et ses seconds se dirigeaient ensembles vers l’amirauté, leurs uniformes bleu sombre tranchant sur le ciel pâle et limpide.

Lance marchait à grands pas, Cyril voletant à ses côtés pour aller vers la sortie du spatio-port. Là, attendait, bien alignée, une rangée de petits véhicules de forme oblongue,  en métal gris.

– Pose ton bagage là, lui dit Lance, posant lui-même son sac dans le coffre arrière.

Puis il monta à l’avant, désignant la place à ses côtés. Cyril considéra l’engin avec un doute :

– Tu crois que je peux monter ? Ca a l’air très léger comme véhicule. Je ferais peut-être mieux de voler ?

Lance se mit à rire :

– Ne t’en fais pas, ils sont très robustes ! Monte.

Cyril s’installa, Lance appuya sur une série de boutons, abaissa une manette, et l’engin s’éleva d’un seul coup au-dessus du sol, pour se diriger vers le centre de la ville, et le sommet des immeubles. Cyril respirait avec bonheur l’air parfumé, tout en admirant de plus près la ville natale de son ami.

Il n’eut toutefois pas vraiment le temps de le faire, que déjà l’appareil se posait sur une sorte de terrasse tout en haut d’un édifice de taille moyenne. Lance sauta au sol, attrapa son sac, passa le sien à Cyril, et tous deux se dirigèrent vers un escalier qui descendait vers l’intérieur, quant au petit véhicule de transport, il reprit l’air tout seul, et fila vers le spatio-port, étonnant le dragon.

– Il n’y a que peu d’engins de transport en bas, dit Lance, seulement pour les urgences, ou alors pour des groupes. La ville n’est pas grande, nous aimons marcher, et il y a les voies express.

– Les voies express ?

– Je te montrerai.

 

 

A suivre!

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 17:21

 

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Cyril se laissa tomber dans un des fauteuils, incapable de parler, pendant que Lance lui tapotait gentiment sur l’épaule :

– Comment te sens-tu mon grand ? Tu n’es pas blessé ? La capitaine était catastrophée, et a tout mis en œuvre pour te récupérer. D’ailleurs elle te le dira elle-même, tout le monde t’attend à bord ! Tu es un héros !

– Je je je …crois que je n’ai rien, bégaya Cyril

– Tu es secoué mon pauvre, je comprends ça, mais remets-toi maintenant, tu es en sécurité. Les systèmes du  vaisseau sont réparés, il n’y a plus que la coque à colmater, et de toute façon le secteur est isolé. Nous allons partir immédiatement pour Axgram, pour finir cette réparation. Tu auras l’occasion de voir notre monde natal.

– Ou.., oui, tremblota Cyril,

Tu sais Lance, ce qui était le plus terrible, là dehors….

– Le vide immense ?

– Non, le silence. Ce silence impénétrable, et après le silence, très bas, ce battement tellement grave qu’on le perçoit à peine.

– Les ondes basse fréquence de tout  l’univers ?

– Je ne sais pas, c’était comme un cœur géant. C’était…

Cyril se tut, pendant que Lance continuait de lui tapoter l’épaule.

La navette s’engouffra dans le hangar à nouveau brillamment illuminé, et par le hublot, Cyril vit qu’il était noir de monde. L’appareil se posa en douceur, et la porte s’ouvrit, sur une mer de visages souriants, comme émus. Cyril suivit Lance, et hésita en haut de la petite échelle d’accès, pendant que des applaudissements retentissaient.

L’uniforme bleu de la capitaine Idori se détachait au premier rang de la foule, et elle se dirigea  vers lui, un  large sourire aux lèvres :

– Bienvenue à bord Cyril, tout l’équipage de ce vaisseau, et moi en premier, t’est infiniment reconnaissant de ce que tu as fait pour nous sauver ! Autant que désolé que tu aies risqué ta vie dans ce voyage, qui aurait dû être sans danger.

Cyril, qui commençait à se sentir mieux, se tortilla sous le compliment, ne sachant quelle contenance adopter.

– Je suis heureux d’avoir pu faire quelque chose, murmura-t-il.

– C’est bien plus que cela, s’exclama Idori.

Viens, ajouta-t-elle, en voyant le petit dragon un peu désorienté. Tu vas aller au labo, que le médecin chef t’examine, puis tu prendras du repos. Nous allons appareiller pour Axgram dans un moment.

Cyril suivit docilement la capitaine, traversant la foule, submergé par les paroles de remerciement qui lui étaient adressées et sentant les larmes lui monter aux yeux.

Que d’émotions !

Le laboratoire-infirmerie était une grande unité de trois salles, réception, examens et repos. Le médecin chef passa rapidement Cyril au scanner, vérifiant ses données physiques et informatiques, avant de déclarer qu’il était parfaitement indemne, et de le mettre au repos, dans une des très confortables couchettes de l’endroit, tout en baissant la lumière.

– Dors un moment, puis viens sur la passerelle si tu veux, lui fit Idori,

Tu y es chez toi !

Deux heures après, Le dragon, à nouveau frais et dispos, sa peur estompée, frappait timidement à la porte de la passerelle :

– Entrez ! tonitrua la voix de stentor du deuxième second.

Cyril passa la tête, un peu hésitant, pour finir par entrer, refermant  doucement derrière lui.

– Cyril, tu tombes bien ! lui dit la capitaine, nous allons appareiller pour Axgram. Viens.

– Je peux rester ?  fit le dragon, en esquissant un pas vers le fauteuil qu’il avait précédemment occupé.

– Non seulement tu restes, mais tu vas m’assister dans la manœuvre, lui répondit Idori d’un ton  décidé, viens t’asseoir près de moi !

Elle fit un petit signe de tête au deuxième second, qui avec un sourire prit un siège en arrière, et Cyril s’installa à côté de la capitaine avec l’impression de rêver.

Reprenant son ton professionnel, elle énonça les commandes, comme au départ de la terre, puis :

– A tout l’équipage, tenez-vous prêts, Cyril va donner l’ordre de route :

Cyril en resta la mâchoire ouverte, que fallait-il dire ? Son cerveau bloqué par l’émotion lui refusait de se souvenir !

Idori se pencha vers lui, et murmura :

– Paré à la manœuvre.

– Paré à la manœuvre.

– Plus énergique, on ne t’entend pas assez.

– Paré à la manœuvre !

– Initialisation de la route !

– Engagez !

Fit Cyril, emporté par son enthousiasme, provocant le rire d’Idori.

– C’est bien, un vrai capitaine.

Le voyage continuait.

 

 

A suivre…

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 17:45

 

 

 

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Ne pas paniquer, surtout ne pas paniquer, se répétait Cyril.

Mais il sentait monter l’angoisse, et son cœur battait très fort dans sa poitrine. Il flottait dans le vide, à une petite distance du vaisseau spatial, après avoir été aspiré par la dépressurisation du conduit où il se trouvait. De là où il était, il voyait distinctement la brèche qui s’était ouverte dans la coque. Elle n’était pas très grande, et le compartiment avait dû être automatiquement isolé, si la procédure avait fonctionné. Il avait détruit le ver, et normalement les systèmes devaient se remettre à marcher.

Pourtant, les lumières ne se rallumaient pas à bord, le vaisseau ne bougeait pas, et aucune navette ne sortait pour se porter à son secours. Il devait essayer de revenir par ses propres moyens, ou au moins se rapprocher le plus possible.

Cyril donna un coup d’aile énergique qui eut pour effet de le faire tourner sur lui-même, tête en bas, sans le faire progresser le moins du monde. Il réussit à se stabiliser en redéployant ses ailes, et finit par se retrouver en équilibre.

Un nouveau coup d’œil sur le navire lui montra qu’il s’en était éloigné, et pire encore, celui-ci était maintenant entièrement plongé dans le noir. Les dommages étaient-ils irréversibles, et l’appareil perdu ? Le petit dragon fit une nouvelle tentative pour revenir près de la coque, s’il pouvait agripper une des antennes, il pourrait sûrement progresser vers un des sas, ou même vers la brèche restée béante. Il tenta de légèrement battre des ailes, et se trouva de nouveau complètement déstabilisé. Cyril sentit le désespoir le gagner, si personne ne venait l’aider, il ne pourrait regagner le bord par ses propres moyens !

Il étouffa un petit sanglot, et tenta d’analyser la situation. En tant que dragon virtuel, matérialisé en hologramme, il n’avait pas besoin d’air, et pouvait rester là en attendant qu’on vienne le chercher. Il fallait garder son calme, et patienter. Essayer aussi de profiter de la situation pour observer.

Sous ses yeux, des milliards d’étoiles, brillant d’un éclat qui lui parut subitement bien froid. Tout près, la planète Do’Bret étalait sa belle couleur rose. Il devait faire nuit à l’endroit où ils étaient à peine quelques heures plus tôt, pensa Cyril.

C’est alors qu’il prit conscience d’un fait nouveau. Do’Bret l’avait attiré dans sa sphère d’attraction, et insensiblement, il s’éloignait de plus en plus du vaisseau, pour se rapprocher de la planète. S’il tombait dans son atmosphère, s’en était fini de lui ! L’hologramme ne tiendrait pas, et son programme serait trop détérioré pour être réparé.

En un éclair,  il se revit sous le lit de Cerise, sortant de son livre, éternuant dans la poussière, puis tous ces mois dans le royaume Pc lui revinrent en mémoire, les aventures qu’il y avait vécues, les amis qu’il avait rencontrés. Le vaisseau restait dans le noir complet, et lui s’en éloignait de plus en plus. Peut-être pourrait-il tenter de trouver un bon angle pour entrer dans l’atmosphère de Do’Bret ?  Une fois passée la haute atmosphère, il pourrait à nouveau voler, et atterrir en douceur. Allons, il fallait se préparer ! Au moins essayer, en dragon courageux.

Il se tournait en douceur pour faire face à Do’Bret, quand subitement toutes les lumières se rallumèrent d’un seul coup, illuminant la coque du navire. Au même instant, deux navettes jaillirent et se dirigèrent vers lui, l’encadrant en quelques secondes.

Le sas de l’une d’elles s’ouvrit, et Cyril, avec une joie difficilement descriptible, en vit sortir Lance, équipé d’un mini propulseur fixé sur son dos. Il était solidement attaché par un harnais, en tenait un autre dans les mains, deux filins se déroulant derrière lui. En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, il avait rejoint Cyril, lui avait passé le harnais, et tous deux avaient été tractés dans la navette, qui reprit la direction du navire.

 

 

A suivre ! ...

 

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Cyril en édition sur Lulu (tome dix)

 

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Published by Hauteclaire - dans Cyril le dragon
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