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Thème du mardi 26 novembre : clair de lune.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 13:07

systeme_solaire_lune_jupiter_.jpg

 

 

Il se débarrassa rapidement de son équipement étanche, et en simple combinaison de vol, couleur lie de vin, il s'assit devant son tableau de bord.

Il en caressa les contours avec satisfaction, du bout des doigts, heureux de retrouver le métal poli d'un vaisseau petit, mais très bien conçu, amélioré patiemment par ses soins, année après année, au point d'être devenu une sorte de prototype auquel  il tenait comme à la prunelle de ses yeux. Les moteurs se mirent à ronronner avec régularité, celle d'un animal bien dressé, et heureux de retrouver son maître.

Zdem décrocha le pilote automatique qui avait gouverné jusque sur Tycho, prit une grande inspiration, et après un instant d'hésitation, commença d'effleurer les touches de sa console.
L'appareil vibra, puis bondit au-dessus du sol lunaire, s’élevant rapidement dans l'espace.

Cette fois, ça y était, l'aventure était en marche, jusqu'où l'entraînerait-elle ?

 

      Zdem avait mené sa navette un peu au-dessus du plan de rotation des planètes de ce système pour se dégager au mieux des forces d'attraction, et engager la vitesse sur-luminique qui allait le mener près du système que les terriens avait appelé Octus.

Il n'était en fait pas très éloigné, et il ne serait pas utile de créer un  tunnel pour l'atteindre, seule la vitesse suffirait. Zdem fit les réglages nécessaires, et lança le programme qui devait lui permettre de se déplacer jusqu'à sa destination en seulement quelques minutes.

Après ? Après ce serait une tout autre affaire, il devrait décider s'il se lançait ou non dans l'inconnu le plus total.

L'ordinateur de bord procéda aux ajustements de la navigation, analysa la route à suivre, et le petit vaisseau bondit dans l'espace comme un animal de course pressé de franchir en victorieux la ligne d'une arrivée imaginaire.

Zdem se permit de se détendre durant ces instants de vitesse pure, où, à moins d'une situation d'urgence, il ne prenait pas les commandes.

Dans un univers contracté à l'extrême par la vitesse, les ordinateurs régnaient en maîtres, seuls la plupart du temps à pouvoir analyser ce qui se passait autour d'eux, les êtres humains n'étant plus en mesure de le faire.

A la connaissance de Zdem, seule une espèce pouvait surclasser les ordinateurs sophistiqués mis au point depuis des siècles dans les systèmes de la communauté galactique.

Il s'agissait d'êtres d’apparence certes humaine, mais vivant exclusivement en milieu aquatique, sur une planète où il n'y avait pas de terres émergées.

La structure de leurs cerveaux leur permettait une vitesse de calcul impossible à atteindre pour le commun des autres planètes, et leur grande intelligence faisait le reste.

Inutile de préciser que leurs capacités étaient très recherchées, du moins à bord de navires suffisamment importants pour pouvoir se permettre des compartiments entiers en eau de mer, équipés tout confort, les habitants de Dedra se déplaçant toujours en couple.

C'était d'ailleurs des gens tout à fait agréables, et Dedra était surprenante, avec une unique plate-forme construite pour les vaisseaux de passage. Zdem y avait fait un court séjour, et se voir ainsi entouré d'eau bleu sombre à perte de vue, sachant qu'aucune terre n'émergeait nulle part, avait quelque chose de vertigineux.

Tout en rêvassant, Zdem avait laissé l'ordinateur gérer la trajectoire, et un discret signal lumineux l'avertit que son point de destination se rapprochait. Il se redressa dans son fauteuil, prêt à reprendre les commandes manuelles dès que ce serait nécessaire.

Une brève secousse indiqua qu'il était presque arrivé à destination, puis ce fut l'arrêt des moteurs, la navette continuant sur sa lancée

Il examina l'extérieur, plaisir toujours renouvelé malgré les années écoulées en observations de toutes sortes.

 

A suivre !

 

Pour la communauté de Lénaïg : "feuilletons, histoires à suivre ..."  

 

 

Petit édito

Suite à une semaine professionnelle assez chargée, je suis très en retard, très en retard, partout. Je vous remercie de vos visites malgré cette absence de réactivité. Je vous souhaite une bonne semaine, tout en espérant pouvoir me rattraper autant que possible.

 

Des bisous

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 07:00

 

explosion cosmique panete boule de feu 

 

 

        Il était encore très tôt sur Tycho, et la base était étrangement silencieuse, et le bruit de ses propres pas paraissait disproportionné à Zdem, alors qu'il parcourait les couloirs qui devaient le mener vers sa navette. Il en vint à marcher presque sur la pointe des pieds, ce qui était assez difficile avec ses botte réglementaires.

Quelques soldats de garde le saluèrent au passage, étouffant des bâillements, pressés d'être relevés et oubliant instantanément son passage.

Son chemin le faisait passer près des serres sur lesquelles la vue plongeait directement, par les murs en partie vitrés de cette portion de la base.

Lirio Mat était déjà au travail, lui qui ne dormait que deux ou trois heures, examinant les plantes, et parlant tout seul à mi-voix. Tout seul n'était d'ailleurs pas la bonne façon de le décrire, il parlait à ses plantes, pour les encourager, disait-il, certaines de sa planète ayant acquis une forme d'évolution les menant au seuil de la conscience.

Zdem se demandait ce qu'il adviendrait d'une planète où les plantes auraient de façon certaine une vie spirituelle, comment se nourrir ? Ses semblables et lui étaient végétariens et l'idée de plantes conscientes lui donnait des frissons. On en était pas là sur cette terre, et il fallait bien reconnaître que  celles que Lirio avait offert pour les repas étaient excellentes.

Le botaniste leva ses yeux d'émeraude en entendant passer Zdem, et lui fit un petit signe de la main, avant de retourner à ses chers végétaux, qui l'intéressaient bien plus que le commandant de la base.

Zdem retint un sourire, Lirio Mat et ses compatriotes formaient une espèce bien à part, en totale symbiose avec le monde végétal, ce qui les mettait en dehors des préoccupations de la plupart des espèces à forme humaine. Il lui avait été donné de voir débattre deux scientifiques de chez eux, et la conversation qui pouvait durer des heures excluait toute intervention extérieure.

Vraiment une espèce à part...

Laissant les serres et leur maître derrière lui, Zdem avança rapidement vers les quais d'embarquement, où l'officier de garde sommeillait derrière ses écrans de contrôle.

Il se redressa en voyant arriver son commandant, se levant pour un salut tout militaire. Zdem le salua en retour, et tous deux échangèrent quelques banalités pendant que le jeune homme lui présentait les petits écrans scanner où apposer sa main en guise de signature, avant de partir, pour la bonne tenue des dossiers.

Les formalités ainsi rapidement réglées, Zdem se dirigea vers le sas qui devait le mener à son appareil. Celui-ci était à l'extérieur, il fallait donc que des robots ouvriers fixent l'extrémité d'une sorte de grand tuyau souple, reliant le sas à la  navette. Par mesure de sécurité, Zdem enfilait la combinaison complète, avec casque et respirateur, au cas improbable où quelque fuite d'air interviendrait.

Une série de claquements secs, et la voix de l'homme de garde retentit dans les écouteurs de son casque lui confirmant que tout était en place et lui souhaitant de bonnes vacances.

Zdem lui répondit avec un au-revoir très convaincu, s'il savait ...

La terre et le destin de ses habitants animaient des discussions passionnées, autour de ce qui avait été découvert au sol, le contenu du journal et les possibles destinations, ainsi que l'identité de ceux qui les avaient aidés. Discussions d'autant plus animées qu'ils étaient tenus au secret.

Combien de temps celui-ci allait-il tenir ? se demanda Zdem. Les premières rotations d'équipes n'allaient pas tarder, et il deviendrait alors difficile d'éviter des bavardages, en famille ou entre amis, et tout le monde saurait très vite qu'une planète appelée terre existait dans ce coin de galaxie. Cela n'allait pas plus loin pour les équipes de recherche, les hommes faisaient leur travail avec soin, mais il n'avait rien d'exceptionnel. Il semblait à Zdem qu'il était le seul à ressentir le besoin presque viscéral de savoir où les terriens étaient allés. Seul Lirio Mat avait une passion égale à la sienne, qui toutefois ne l'obligeait pas à partir dans l'inconnu.

Ca y était, les robots avaient fixé l'extrémité du sas mobile et attendaient qu'il entre dans sa navette pour le replier. Une vingtaine de mètres plus loin c'était chose faite, et Zdem  enclencha la fermeture du double panneau qui scellait l'intérieur de son appareil.

 

 

A suivre !

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 07:00

Ouh la ! Ca fait un moment !!

 

Je reviens pour un nouvel épisode du "voyage" en compagnie de Zdem.

Alors vous êtes prêts ? En route !

 

fond-lune

 

Où étaient-ils partis ?

Il était quand même étonnant que Jourdin n'en ait rien dit, rien noté, excepté la direction approximative de leur poursuite des sphères, vers la constellation d'Octus, nom qui ne disait strictement rien à personne, bien évidemment, mais la chance avait voulu que parmi les documents trouvés et exploitables, figurent des cartes stellaires, qui avaient permis de voir où se trouvait ce système Octus.

Cette localisation avait dû paraître si évidente à Jourdin, qu'il n'en avait rien noté.

C'était un coin assez isolé et obscur, mais au moins Zdem savait où il se trouvait.

Peu à peu, une idée, puis un projet avait germé, puis c'était imposé dans son esprit, repoussant très loin tout autre considération, il lui fallait retrouver les traces des terriens, savoir ce qu'ils étaient devenus. La galaxie était vaste, et il y avait des mondes à découvrir. Certes de moins en moins, mais cela restait possible.

La première des choses, serait de retrouver Octus, et de voir si le passage naturel existait toujours, de le suivre et de voir où il débouchait.

Cela ne posait guère de problèmes, il y avait longtemps que la technologie était maîtrisée pour emprunter ce genre de passage, bien que presque tous les capitaines de vaisseaux soient unanimes pour préférer les créer. Les singularités ainsi obtenues artificiellement étaient bien plus stables que les naturelles, qui pouvaient toujours receler un danger imprévu.
Les formations en forme de filaments observées par Jourdin et son équipage, comme des algues gigantesques, n'étaient qu'un aspect de ces dangers. Il avait fallu parfois secourir des navires en perdition, bloqués par ce qui en fait était des créatures vivantes, et agir très vite.

Il avait connaissance d'au moins un cas de cargo, heureusement pas de Liattra,  qui n'avait pu être récupéré à temps. Le tunnel s'était refermé, et on n'avait plus jamais entendu parler du navire, et de son équipage.

Zdem allait prendre sa navette personnelle, équipée par ses soins, et qui pouvait ouvrir des passages à peu près n'importe

où, dans les meilleures conditions.

Allait-il en parler ?

Après réflexions, non, pas avant d'avoir vu de ses yeux quelque chose qui en vaille la peine.

Il partirait seul, et avait pris quelques jours de permission, auxquels il avait droit de toute façon. Il préférait garder le silence sur son projet, de peur de se voir interdire toute action.

Une espèce de mystère  demeurait sur toute l'affaire, de la part des dirigeants de Liattra, qui l'étonnait de plus en plus. Qui avait-il là-dessous ? Son monde était peu familier des secrets de gouvernement, alors, celui-ci était d'autant plus étonnant. On leur avait demandé de ne rien révéler, même à leurs familles, et si quelques entrefilets avaient été publiés dans la presse,  au début, le silence était retombé bien vite.

Sa navette était arrivée la veille, en pilotage totalement automatique, et l'attendait maintenant bien sagement, à l'extérieur sur un des quais d'embarquement de Tycho.

Chacun vaquait à ses occupations, et sa permission passait inaperçue, sauf peut-être pour Loqmar, son second depuis des années, et qui le connaissait bien. Zdem avait surpris plusieurs regards en sa direction, qui révélaient que Loqmar sentait que quelque chose n'était pas comme d'habitude.

Tant pis ! Il ne dirait rien, De cela Zdem était sûr.

Demain... Demain il partait.

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 07:15

paysage cosmique planete au loin

 

 

 

 

        Zdem referma la copie du journal du capitaine Jourdin sur la table de ses quartiers de la base Tycho moon, puis éteignit le traducteur, repliant le bras souple qui lui avait permis de suivre cet incroyable récit. Tout cela était arrivé il y avait à peu près huit cents années de sa planète, deux mille pour la terre. Un clin d'œil à l'échelle de la galaxie qui les abritait tous, une éternité ou presque pour les êtres vivants qui l'habitaient, éternité qui avait suffi  à effacer les traces de cette civilisation. Cela faisait deux mois qu'il était arrivé dans Tycho, et que les recherches avaient commencé, recherches qui les avaient menés d'un bout à l'autre de la planète. Partout le constat était le même. Les villes, les constructions, tout ce qui avait été bâti de main d'homme, était ravagé. Du fait de l'attaque qu'ils avaient subi, en premier. Ensuite la longue période de climat hivernal engendré par l'altération de l'atmosphère. Les expéditions avaient mis en évidence des traces anciennes, mais néanmoins parfaitement reconnaissables, d'avance de glaciers très loin dans des régions qui avaient été habitées, et qui avaient écrasé ce qui se trouvait sur leur chemin. Il y avait eu aussi des tremblements de terre, du volcanisme, puis le calme était revenu, et la nature avait repris le cours de sa création avec les espèces qui avaient survécu. Avec le redoux du climat,  la végétation s'était  emparée des métropoles, achevant de disloquer ce qui restait debout. D'autres villes étaient enfouies dans le sable des déserts, ou parfois sous les eaux. Certaines, mieux conservées, avaient livré les restes d'une culture qui était  déjà très avancée, et vivait en harmonie avec elle-même. Des documents avaient pu être partiellement reconstitués, livrant des lambeaux d'histoire, des œuvres artistiques, même des pages de musiques, dont on ne savait trop comment les interpréter.
Tout cela était passionnant, et ferait la joie des scientifiques pendant des années, tout comme les espèces animales et végétales. Lirio Mat était toujours le chef des recherches botaniques, et devenait chaque jour plus enthousiaste sur ce qu'il découvrait. Les serres avaient été remises en route par ses soins, et regorgeaient de fruits et de légumes autochtones en train de pousser allègrement sous sa surveillance, et les soleils artificiels de projecteurs spéciaux.

Certains murmuraient même que de grandes entreprises allaient s'y intéresser, favorisant les échanges entre les planètes faisant partie de la communauté galactique, comme Liattra.
Tout cela était très bien, mais ne touchait pas vraiment Zdem. Avec son équipe, il avait pu déterminer au moins un endroit où il y avait eu un rassemblement massif d'individus. Une grande plaine, très plate, non loin d'une ville importante. Là, avaient été retrouvés de menus objets, en métal pour la plupart, quelques fois dans un matériau lisse et brillant, qui paraissait ne jamais s'altérer. Il y en avait suffisamment pour pouvoir affirmer que des centaines, voire des milliers, d'individus étaient passés par là, corroborant le journal de Jourdin. Il y avait sûrement eu d'autres sites, les trouver relevait de la chance, sous la végétation.
D'autres équipes viendraient, dont ce serait le travail, mais le plus important aux yeux de Zdem restait mystérieux, et le journal n'en disait rien.

Où étaient-ils partis ?

 

A suivre !

 

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le voyage couverture 1

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 07:00

space 1600x1200

 

 

La sphère a incliné sa trajectoire vers notre but, la cinquième planète, et nous avons eu l’impression que cette fois c’était bien fini, les dernières amarres étaient rompues, nous arrivions dans notre nouvelle demeure.

C’est alors qu’ils sont sortis de partout, émergeant de ce même espace contracté que nous venions de quitter. Des vaisseaux, toute une flotte de vaisseaux surgissant de nulle part, et qui nous entouraient, empêchant notre progression. Des exclamations ont retenti, puis un brouhaha est monté, de toute la sphère. Il fallait que j’essaie de calmer les passagers, ce que j’ai fait en réclamant un silence que j’ai plus ou moins obtenu, tout en voyant Tamara du coin de l’œil qui tapait frénétiquement sur son clavier pour mettre en mémoire ce qui défilait sur son écran.

Il n’y avait plus d’autres navires qui sortaient du vide, et nous étions complètement encerclés. Ils ne paraissaient pas vraiment hostiles, mais nous empêchaient d’aller plus loin. Que fallait-il faire ?

Une réponse est venue sous forme d’un crachotement sorti du haut-parleur du réseau de communications, incompréhensible pour nous, mais apparemment pas pour les circuits mémoire de la sphère, qui a entrepris d’afficher une traduction sur tous les écrans, traduction que seule Tamara pouvait comprendre à moitié, et deviner pour l’autre moitié.

Ils nous demandaient qui nous étions, et ce que nous faisions là, aux portes d’une planète qui était interdite d’accès !

Les systèmes de sécurité de la sphère se sont affolés quand un puissant rayon scanner l’a balayée tout entière, révélant notre nature, notre nombre.

Nous nous sommes rapidement concertés sur un plan de fuite, les nouveaux venus semblant plutôt inquiétants, sans avoir le temps de rien faire, leurs vaisseaux venant nous entourer de près. Nous avons entendu le claquement que fait la porte du sas d’amarrage, montrant que les nouveaux arrivants avaient accroché un de leurs vaisseaux à la sphère.

Ils ont traversé la sphère dans un silence retombé et pesant, venant jusqu’au poste de pilotage.

Nous avons découvert des êtres qui nous était proches, mis à part un teint naturellement assez livide, vêtus de longues robes austères.

Ils avaient l’air aussi surpris que nous, et nous avons parlementé du mieux que nous le pouvions à ce moment, avec ceux qui allaient devenir nos amis les plus précieux.

Nous avons réussi à comprendre que la planète des strigans avait été frappée d’interdit après l’extinction de ses occupants, extinction survenue par l’empoisonnement de leur atmosphère du fait d’une de leurs armes chimiques, en quelques jours. Ils avaient enflammé cette partie de la galaxie de leurs attaques incessantes, semant désolation partout où ils passaient, et personne ne leur était venu en aide, puis la planète avait été déclaré fermée, comme tout le système. Nous avions involontairement ranimé la peur en revenant avec une sphère, faisant même croire à la possibilité de survivants cachés dans une colonie lointaine, malgré la grande ancienneté des évènements. La race des strigans était bien éteinte, nous pouvions en témoigner.

Nous avons réussi à nous comprendre, à discuter, et pour nous, à faire valoir notre point de vue, et l’urgence de notre situation.

Tout cela est arrivé il y a un an de notre temps terrestre, et je le rapporte dans ce journal aussi fidèlement que ma mémoire me le permet.

Nous avions rencontré de nouveaux peuples, ceux que nous avions toujours voulu connaître, et qui nous ont aidés au-delà de ce que nous aurions pu rêver.

Que dire d’autre ? Nous avons débarqué les premiers émigrants sur la planète, puis avec l’aide de la flotte qui nous avait d’abord encerclés, nous sommes retournés vers la terre, et nous avons pu en arracher tous ceux que nous avons trouvés. Notre maison est à présent la planète strigan, Tycho deux. Ou d’autres, car maintenant nous savons voyager, et nous le faisons sans trêve.

Un fait personnel que je consigne ici, après tout il s’agit de mon journal, mon mariage avec Tamara, union heureuse, et qui verra bientôt une des naissances d’enfants hors de la terre natale.

Je suis revenu une fois encore, dans cette base de Tycho, sans doute la dernière La terre restera longtemps inhabitable, et la revoir ainsi est une source de souffrance, autant qu’un voyage inutile.

Je laisse mon journal ici, dans le vide il ne s’altérera pas, et peut-être servira-t-il à quelqu’un, un descendant ou un visiteur, dans le futur ?

Capitaine Kevin Jourdin, commandant de la base Tycho moon.

Zdem reposa le livre, la tête lui tournait …

 

A suivre !

 

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Le voyage est publié ici , en cliquant sur la couverture

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 14:42

 

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      Personne ne savait exactement comment allait se passer ce nouveau voyage à bord de la sphère, fait avec les réglages effectués à partir des équations de Drikza. Nous avions prévenu nos passagers qu’il leur faudrait rester absolument immobiles, ne pas tenter de se déplacer, et ce, quoi qu’ils puissent voir ou ressentir. Cabines et couchettes étaient nombreuses, nous nous étions débrouillés pour que presque tout le monde soit installé et qu’ainsi les coursives soient vides et le bord calme.

Nous avons ainsi navigué quelques temps, il fallait se sortir du système solaire, échapper à l’attraction de notre étoile pour ouvrir un tunnel avec le maximum de sécurité. Il n’était plus nécessaire de suivre le trajet qu’avait emprunté la sphère la première fois, pour trouver ce passage naturel près de cet autre système, un coin d’espace aussi vide que  possible était suffisant. Nous avions en même temps compris pourquoi Drikza et les siens étaient aussi précieux aux strigans, des calculs qui pour eux étaient simples, ouvraient les portes de la galaxie, peut-être davantage. Nous avions même trouvé une sorte de cage, en matériau isolant, qui devait retenir ces êtres faits d’énergie.

Trouver un coin désert dans l’espace n’est pas aussi facile que l’on pourrait penser, mais nous savions à peu près où chercher, et le grand moment est arrivé. Un silence de plomb régnait à bord, que j’ai tranché en donnant les derniers ordres par le système de communications internes

      – A vous tous, attention, nous allons démarrer. Restez aussi immobiles que vous le pouvez. Bonne chance à tous !

J’ai fermé le communicateur, et j’ai fait un signe de tête à Tamara, qui attendait, les doigts au-dessus de sa console. Elle a tapé sur quelques touches, et la sphère a progressivement accéléré

Pendant que le laser central produisait l’onde qui allait former le tunnel. Celui-ci est apparu à l’endroit prévu, précisément, et nous nous sommes engouffrés dans sa béance.

Chaque passage est différent, nous le savons maintenant, après en avoir tellement parcourus. A ce moment-là, c’était une angoisse supplémentaire. Nous ne savons toujours pas pourquoi, et de plus il semble que chaque voyageur ait sa propre vision de la chose. Au fond, il est possible que ces déplacements dans un espace si distinct, car contracté, soient toujours les mêmes, et que ce soit nos cerveaux qui à chaque fois réagissent différemment. Nos descendants sauront peut-être ?

Cette traversée là est restée marquée dans mon esprit, de façon indélébile, car c’était la première fois que j’emmenais tant de monde. Elle m’a paru durer une éternité. Nous nous déplacions à des vitesses inimaginables, dans un espace qui n’avait pas de réalité tangible, telle que nous l’entendions, et j’avais l’impression de la sphère se traînait le long du conduit d’une cheminée noyée de suie. Et s’il n’y avait pas de sortie à ce tunnel ?

Ou si nous sortions à un autre endroit de la galaxie ? Nous faisions confiance à Drikza, mais l’erreur est toujours possible, il y avait peut-être des variantes dans les calculs ? Toutes ces pensées ont défilé dans mon esprit, pendant que nous avancions le long d’un tube ouaté de noir. Il n’y avait plus rien, pas de filaments, où des épaves restaient prises, ou d’étoiles vues comme à travers un brouillard. Rien, absolument rien, que du noir, angoissant.

Et tout à coup un flash, une lumière intense, qui nous a ébloui, nous qui étions dans le poste de pilotage. Un soubresaut de la sphère, et nous étions à nouveau près de ce soleil escorté de sa cour de planètes, et je dois dire que j’ai repris une longue respiration, avec la sensation subite de manquer d’air.

Nous étions arrivés, les rapports indiquaient que tout le monde allait bien, et une certaine agitation a marqué le début des préparatifs pour débarquer. Les enfants que nous avions à bord, ont commencé à courir dans les couloirs, en riant, déjà oublieux de leur monde d’origine.

Je me suis dit que dans trois ou quatre générations, pas plus, la terre paraîtrait un concept abstrait. Qui sait s’ils auraient même envie de retourner la voir ? 

 

A suivre ! 

 

Pour la communauté de Lénaïg  : histoire à suivre, feuilletons ...   

 

Et quand même une nouvelle, le voyage est terminé pour son écriture, donc à très bientôt pour son édition ! 


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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 07:00

 

 

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Elle nous avait laissé les équations pour ouvrir les tunnels menant vers tous les points possibles de la galaxie, et bien évidemment vers la planète des strigans en tout premier.

Des tunnels stables, permettant des vitesses phénoménales, en contractant la matière de l’espace. Plus question là de la vitesse de la lumière, et du temps que nous connaissions de toute éternité. Nous avions déjà observé les effets de ces tunnels lors de ces deux voyages, mais le cadeau de Drikza allait nous permettre de les maîtriser.

L’exploration nous serait ouverte, mais cela viendrait plus tard, quand nous serions en sécurité, si comme nous le pensions Tycho deux nous offrait cette sécurité.

A l’unanimité les premiers rescapés avaient décidé d’appeler cette planète Tycho deux, puisque notre équipe en venait.

Nous avons été très gênés, très émus, c’était pourtant une excellente idée, pour un nouveau départ, le nom de Terre resterait unique dans notre histoire mouvementée.

Et nous nous sommes préparés, dans les larmes pour beaucoup.

Entre temps, le lieutenant Tsien, m’avait demandé l’usage du Star explorer, pour de nouvelles reconnaissances en orbite. Du moins était-ce qu’il m’avait dit, ce qui n’était qu’une partie de la vérité. Je n’ai pas eu le cœur de le réprimander, quand il m’a annoncé avoir localisé, et être entré en contact avec d’autres survivants, dans une grande métropole de l’ouest de l’Europe. Il y avait du monde là, beaucoup de monde. Ils étaient retranchés dans les couloirs des anciens métros. Ce moyen de se déplacer était toujours resté en fonction, avec des trains fonctionnant sur des champs magnétiques. Combien de fois les dirigeants avaient pensé fermer ces installations obsolètes, abandonnant finalement l’idée devant l’attachement des populations à un vieux système bien pratique.

Ils étaient moins immédiatement en danger, nous sommes redescendus, et avons ramené ce que nous avons pu, environ deux mille personnes. Il fallait faire un choix, nous avons pris en parts égales, femmes, hommes, enfants, et des spécialistes en tous genres. Penser que nous avons dû choisir est presque insupportable, pourtant il a fallu le faire.

La station de Tycho était pleine à craquer, mais personne ne s’est plaint. Beaucoup passaient du temps à simplement regarder vers la terre, qu’ils ne reverraient sans doute pas, bien que nous ayons eu à ce moment les moyens d’aller et venir à peu près comme bon nous semblait.

Tamara a formé de façon accélérée tous ceux qui en avaient les capacités à piloter les sphères, et à en assurer la maintenance, pendant que je me chargeais des données cartographiques et de divers problèmes techniques et de commandement, qu’il faudrait déléguer.

Cinq jours après notre retour, nous étions prêts pour un premier voyage. Une équipe restreinte restait sur Tycho, commandée par Tsien, qui cette fois avait ordre express de ne pas en bouger.

Le tunnel de sas étanche a été raccordé à la sphère, machine de destruction devenue notre plus précieuse alliée, et nous avons embarqué.

Tamara était aux commandes pour ce premier voyage de sauvetage, une arche de Noé en quelque sorte, il n’était pas question que qui que soit d’autre le fasse, nous lui devions notre survie, par ses connaissances et son courage. La sphère était chargée au-delà des limites que nous lui avions imparties, plus de deux mille personnes, après tout ce n’était pas pour très longtemps.

Elle a fait décoller doucement l’engin, en nous laissant le temps de regarder une dernière fois notre monde, caché sous les nuages.

Puis elle a viré, et la sphère a bondi dans l’espace.

 

 

A suivre  

 

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Belle semaine en voyage ! Bisous

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 07:00

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       Il fallait faire vite, et même très vite, si nous voulions sauver le plus possible de nos semblables. Mon Dieu, quand j’y repense !

L’énormité de la tâche nous écrasait, car si nous nous doutions bien que au moins la moitié, si ce n’était les trois quarts de la planète avaient été anéantis, cela représentait encore plus d’un milliard d’individus. Comment les atteindre, les regrouper ?

Quoi qu’il arrive, il fallait essayer, essayer de faire au mieux que nous pouvions.

Et nous avions un moyen de le faire.

Les premiers rescapés, les adultes, hommes et femmes qui étaient en suffisamment bonne santé ont participé à nos débats, nos discussions. Parmi eux, une petite centaine avait des compétences  techniques diverses qui pouvaient nous être immédiatement utiles, dans le domaine de la navigation dans l’espace. D’autres savaient construire, organiser, tout ce dont nous aurions besoin dans un avenir proche.

Des discussions il n’y en a pas eu beaucoup, nous avons été vite d’accord sur le tout.

Nous allions tenter d’évacuer le plus possible de monde, et les emmener dans le seul endroit que nous connaissions à ce moment, et qui nous paraissait sûr, la planète des Strigans.

Quelle ironie, ceux-là même qui avaient voulu notre perte, seraient maintenant notre planche de salut. Leur planète, abandonnée mais luxuriante serait notre prochain monde, il y avait des constructions en assez bon état qui pourraient nous servir au début. Bien sûr tout ne serait pas simple, il faudrait s’adapter. Des jours et des années plus longs, une plus forte pesanteur, des continents plus nombreux, plus petits. Nous ne savions pas grand-chose du climat, et il faudrait bien réintroduire des animaux, avec une extrême prudence. Qu’importait, il fallait une issue.

Nous allions repartir, à bord de la sphère, laisser sur place la plus grande partie des rescapés, qui s’occuperait de défricher du mieux possible la cité sous la coupole, et d’explorer, pendant que nous, les spécialistes en astronautique, nous allions remettre toutes les sphères en action, et retournerions sur terre, autant de fois que possible, pour ramener d’autres humains, tous ceux que nous pourrions trouver.

Nous ne faisions pas d’illusions, nous ne pourrions sauver tout le monde, mais au moins nous aurions agis.

Tamara a fait les calculs, nous avions découvert une vingtaine de sphère en tout, pouvant transporter environ deux mille personnes à chaque fois en se serrant un peu. Après tout, elles avaient été conçues pour des êtres plus grands que les hommes, voilà qui allait nous avantager en la circonstance.

Et nous pouvions faire au moins un voyage par jour terrestre. Là était notre chance, et notre chance en la matière s’appelait Drikza.

Elle, et les siens, avaient largement tenu promesse. Tamara avait dû chercher un peu dans les mémoires des ordinateurs, ne sachant pas ce que l’on doit trouver, ce n’était pas si simple, et Drikza n’avait rien précisé, mais elle avait fini par mettre la main dessus.

C’était un cadeau prodigieux, qui allait nous faire progresser dans nos connaissances bien au-delà de nos rêves de cette époque.

 

A suivre ! 

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 07:00

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      – Mon Dieu, qui êtes-vous, et d'où appelez-vous ? Je pensais ne plus entendre une autre voix que les nôtres !

 Nous avons bondi :

      – La terre ? Ici l'équipage de la station Tycho !

J'avais presque hurlé dans le communicateur.

      – La station Tycho ? Je me souviens, vous êtes basés sur la lune.

      – Etes-vous nombreux, et où êtes-vous exactement ? Ai-je continué sur le même ton.

      – Nous sommes une poignée de survivants, et nous nous sommes retranchés dans les galeries d'une mine désaffectée. Le peu de provisions que nous avons est presque épuisé, et sortir pour en trouver, ou essayer de chasser, par moins quarante degrés, sans équipement, est pratiquement impossible. L'air nous empoisonne et il y a de nombreux malades. Venez à notre secours !

      – Nous allons descendre ! Restez à l'écoute.

Nous nous sommes regardé, que fallait-il faire ? Descendre, bien sûr, et aider ceux qui étaient là, qui attendaient. Essayer d'évaluer ce qu'il fallait faire nous a donné le vertige. D'autres espèces viendraient, certaines survivraient, mais pour l'homme, c'était terminé, la terre serait inhabitable pendant des décennies.

Une idée a commencé de poindre, évidente, simple dans son énoncé. Mais comment mettre en œuvre ?

Nous avons mis le cap vers la surface, vers l'endroit que notre correspondant nous avait situé.

Traverser l'atmosphère fut une épreuve, sans rien voir qu'une espèce de brouillard sale, cotonneux, tout en luttant pour garder le cap, ballottés que nous étions par des vents de tornade, malgré la masse de la sphère et sa stabilité pourtant très efficace.

Près du sol, c'était pire. Une sorte de crépuscule opaque, glacial, sous une neige, mêlée de poussières, dans un vent qui hurlait sans discontinuer. Nous étions proches d'une petite ville, au centre de ce qui avait été l'Europe de nos ancêtres, et aidés de nos scanners, nous avons repéré la mine, à quelques kilomètres de là. La ville n'était plus que ruines, figée dans le froid, aucun espoir de retrouver d'autres survivants là. Une région doucement vallonnée faisait suite, qui n'avait pas été bouleversée par les séismes. Tamara a posé la sphère, et nous sommes restés un moment sans bouger, à écouter le mugissement du vent sur la coque.

En premier, je me suis secoué :

      – Il faut les récupérer, je vais y aller. Quelqu'un pour me suivre ? Des volontaires ?

A peu près tout l'équipage l'était, et il fallait choisir.

Ceux qui allaient résister au froid, au vent, à la nuit désespérante. J'ai choisi, et nous sommes sortis, bien à l'abri de nos scaphandres, ceux que nous mettions sur Tycho.

Dehors c'était ... comment décrire l'apocalypse ? Nous étions si habitués au vide de l'espace, à Tycho, que nous retrouver dans cette atmosphère déchaînée fut une terrible épreuve tant physique que morale. Même notre court séjour sur la planète des strigans s'était passé dans un environnement calme.

Nous avons trouvé l'entrée de la mine, barricadée, mais des hommes attendaient, qui nous ont fait entrer. En nous voyant, ils se sont mis à pleurer, comme des enfants, puis nous ont conduits vers le cœur des galeries, où, tant bien que mal, ils avaient établi un camp de fortune, et où nous avons été accueillis en héros, ce que nous ne méritions évidemment pas. De toute une ville moyenne, il ne restait que cinq cents personnes, hommes, femmes et enfants, parmi les plus solides. Tous souffraient de l'atmosphère viciée, et une centaine était dans un état inquiétant. Ils n'avaient plus de nouvelles du reste du pays, les communications restaient muettes.

Et ensuite ? Tamara, guidée par nos soins, a approché la sphère au plus près, et nous avons organisé l'évacuation, tant bien que mal, par groupes de cinquante. Nous n'avions que quelques scaphandres, il fallait qu'ils sortent à l'air libre, pendant plusieurs minutes, malgré le froid, transportant les malades sur des brancards faits de planches trouvées dans la mine, recouverts de toutes les couvertures possibles.

A cette heure, c'est ma fierté de dire que tous ont survécus de ce premier sauvetage. Nous les avons transportés sur Tycho, un saut de puce pour la sphère, dans le calme de la base. Elle était prévue pour accueillir à terme un millier de personnes, il était facile de les y loger.

Et là, nous avons parlé de notre idée, en sachant qu'il fallait faire vite.

 

 

A suivre !

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 07:00

 

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        Qu'allions-nous retrouver sur terre ?

Restait-il seulement un être vivant sur toute la planète ? Ou bien étions-nous les derniers représentants de notre espèce, dernier îlot d'une humanité désormais éteinte, et dans ce cas-là, qu'allions-nous faire ?

Nos deux vaisseaux ont survolé la lune, d'assez près pour nous permettre de voir notre station de Tycho, abandonnée, et nos cœurs se sont serrés.

 

Cela faisait dix semaines que les sphères étaient arrivées, jour pour jour. Nous avions pu arrêter l'action des engins qui ceinturaient notre monde, et en arrivant tout près de son orbite, nous les avons vus, inertes, toujours menaçants malgré leur immobilité. Nous savions que ces sphères en réduction ne pouvaient plus marcher, et elles nous faisaient peur, alors même que nous venions de traverser la galaxie dans une de leurs parentes.

Nous nous sommes repris en arrivant à proximité de la terre.

L'atmosphère était saturée de nuages compacts, qui ne laissaient rien voir, ou presque de la surface. Seule, une rare trouée, ici et là, permettait un regard fugace vers une planète plongée dans un hiver nucléaire auquel même les siècles de guerres passés ne nous avaient pas préparés. Et ces brefs moments d'éclaircies étaient le résultat de l'inaction des drones depuis six jours que nous les avions neutralisés.

La haute atmosphère n'était plus agitée de courants créés de toute pièce par l'action ennemie, et lentement les flux naturels se remettaient en place. La terre guérirait, c'était certain,  mais il faudrait du temps, beaucoup de temps, et nos semblables n'en avaient pas. Les relevés de scanners que nous faisions montraient que la surface avait été moins remodelée que nous le pensions, mais la plupart des villes étaient détruites, rasées ou en ruines. Les séismes avaient séparé des morceaux de continents, soulevé des montagnes, englouti bien des terres qui étaient prospères il y avait à peine deux mois et demi de cela.

Les analyses ont aussi montré que l'atmosphère était chargée de particules, de poussières, et que sa composition, si elle n'était pas immédiatement mortelle, était devenue suffisamment  toxique pour anéantir la plupart des espèces vivantes, comme au temps de dinosaures. Les volcans, réveillés par les séismes, crachaient leur lave et leurs cendres, achevant de saturer l'air. Et là, où il n'y avait pas de volcans, les glaciers avaient repris leur avance

J'ai pensé au mythe ancien de l'Atlantide, à la disparition de cette civilisation épanouie, que beaucoup tenaient pour un rêve de gloire ancienne, ne devant rien à la réalité. Nous étions cette nouvelle Atlantide, et rien ne prouvait que dans deux mille ans, quelqu'un se souviendrait qu'une civilisation avait fleuri  sur terre. C'est alors que le communicateur resté

ouvert, a fait entendre encore plus de crachotements, et a répondu à un des appels incessant de Tamara.

      – Mon Dieu, qui êtes-vous, et d'où appelez-vous ? Je pensais ne plus entendre une autre voix que les nôtres !

 

 

A suivre ! 

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